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La baisse des encours est revenue ces derniers temps sur le devant de la scène. Crise oblige. Comment réagissent les grossistes face à la situation ? A la veille du Symposium ETC qui se tenait ce mardi 7 avril au Carousel du Louvres à Paris, René-Luc caillaud, DG de la société et Président du Syndicat des Grossistes Informatiques nous a livré son analyse. Quelle est votre analyse de la situation ? Un constat d’abord : les fournisseurs apparaissent plus catastrophés que les revendeurs. les derniers prennent la situation plus calmement car au niveau de l’activité générale, il n’y a pas de plongeon. Néanmoins, la situation est difficile pour tout le monde et même les gros distributeurs sont touchés. Notamment sur les encours où la situation s’est compliquée. Par exemple, le revendeur qui auparavant, avait des encours chez son grossiste de 500 000 euros a vu ceux-ci passer à 200 000 voire 100 000 euros. Il est donc obligé d’éclater ses achats ou de multiplier les grossistes pour garder des encours importants. Pour les petits revendeurs, c’est encore plus délicat. Ceux qui avaient des encours assez faibles (de 15 000 à 20 000 euros) ont tout perdu car les assureurs crédit ont décidé de réduire les risques. Ils considèrent qu’ils ne peuvent plus contrôler les fonds propres des entreprises. Cela pose un vrai problème pour le marché.
Que font les grossistes pour éviter que la situation se détériore davantage ? Nous mettons en place des formules palliatives afin d’assurer des encours supplémentaires. Différentes opérations ont été annoncées avec les fournisseurs comme Microsoft et HP. Chez ETC nous avons également monté une opération avec American Express qui concerne environ 100 clients et qui leur permet d’avoir en moyenne des encours supplémentaires compris entre 20 000 et 160 000 euros. Enfin, avec l’Arthic, le syndicat des grossistes, nous travaillons sur des dispositifs pour permettre aux revendeurs et surtout aux plus petits de récupérer des niveaux d’encours acceptables. Concrètement, que proposez-vous ? Nous avons eu une réunion exceptionnelle le lundi 16 mars sur la problématique des encours. Il y avait 15 patrons représentant l’ensemble de la profession. A cette réunion figuraient également les organismes qui ont signé le CAP. Nous avons pris quatre engagements qui doivent permettre de faire avancer rapidement la situation. D’abord, tous les grossistes s’engagent à soutenir le crédit inter-entreprise dans le monde de la distribution. Par ailleurs, nous allons rencontrer le médiateur du crédit qui s’occupe de la filière informatique afin de voir quelles sont les actions que nous pouvons mener ensemble. Nous avons également pris rendez-vous avec le directeur général du Trésor. L’objectif est que tous les petits revendeurs, ceux qui ont vu leurs encours tombés à zéro puissent récupérer leurs financements. Enfin, nous allons informer l’ensemble des revendeurs sur la manière de saisir les médiateurs, que ce soit les médiateurs régionaux ou le médiateur de la république, sur cette problématique des encours. Nous nous sommes aperçus que beaucoup d’entre eux ne savaient pas qu’ils pouvaient faire cette démarche. Que pensez-vous des mesures prises par le gouvernement comme le CAP ? Le CAP est une très bonne mesure car elle permet de doubler les encours qui restent. En théorie, elle s’adresse donc à tout le monde mais en pratique, elle ne concerne pas les entreprises qui n’ont plus d’encours. Source : Magazine Tendances IT numéro 18 Abonnement gratuit : http://www.tendancesit.com/abonnement
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