Vingt ans après
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Les cartes ont été totalement rebattues avec une hiérarchie qui a été complètement modifiée. Alors qu'IBM a été à l'origine de l'industrie du PC, il en est sorti en 2005 en revendant cette activité au chinois Lenovo. D'une industrie où les sociétés étaient largement intégrées, les acteurs se sont spécialisés, une tendance qui a permis au couple Wintel (Windows de Microsoft et Intel) d'instaurer leur domination. Sur ces 100 sociétés, une quarantaine seulement existent encore aujourd'hui. Les autres ont été rachetés, ont disparu on se sont retirés du marché informatique (matériels, logiciels, réseaux et services). Les grands gagnants de ces 20 dernières années sont incontestablement HP, Intel, Microsoft, Dell, Oracle, SAP (qui n'est même pas dans les 100). HP est devenu numéro Un de ce marché, passant devant IBM il y a deux ans, à l'issue d'une croissance organique, mais aussi suite à de nombreux rachats. Sur les 20 dernières années, HP a acheté directement ou indirectement Digital, EDS, Compaq, 3Com et Tandem.
Sur l'année 1990, les 100 premières sociétés d'informatiques ont réalisé 280 milliards de dollars de chiffre d'affaires en croissance de 9 % par rapport à l'année précédente. Les sociétés américaines dominaient largement le Top100 en réalisant 66 % de ce total.
IBM était numéro Un dans les grands systèmes, dans les mini-ordinateurs, sur les PC, en logiciel, en périphériques, en équipements de communications données, en maintenance, troisième en stations de travail et seulement 6e en services.
Aujourd'hui, IBM est numéro Un des services et numéro deux des logiciels, loin derrière Microsoft.
Chiffre d'affaires des 100 premiers fournisseurs IT en 1990 (Source : Datamation)
1. IBM
Après avoir traversé la plus grande crise de son histoire dans les années 1993/94, IBM, sous l’impulsion de Lou Gerstner, un outsider de la compagnie a entrepris une révolution sans précédent qui a été continué par son successeur Sam Palmisano. IBM s’est considérablement transformé : en 1990, IBM réalisait plus de 70 % de son chiffre d’affaires dans la vente de matériel, aujourd’hui, IBM ne commercialise plus que des serveurs dont les ventes représentent 15 % du CA et viennent derrière le service et le logiciel. Toutefois, en 1989, IBM était le numéro Un du logiciel et de loin avec un chiffre d'affaires de près de 8 milliards de dollars. Le premier éditeur de logiciel pure player était Computer Associates avec 700 M$, en 5e position du classement. En dépit d’une extraordinaire redéfinition, la croissance moyenne annuelle d’IBM sur les 20 dernières années est médiocre - c’est la raison d’ailleurs pour laquelle elle n’est plus que 2e derrière HP - et ne domine plus l’industrie comme par le passé, loin s’en faut. En terme d’influence sur le marché, Microsoft a remplacé Big Blue.
En 1989, le chiffre d'affaires d'IBM se décomposait de la façon suivante : Mainframe : $10,6 mds Mini : $5,8 mds PC : $9,6 mds Stations de travail : $1 mds Réseaux : $2,9 mds Périphériques : $12,4 mds Software : $9,9 mds Services : 1,5 mds $ Maintenance : $7,8 mds Autres : $5,4 mds
Au 4e trimestre, il se décomposait de la manière suivante Technology services : $10,1 mds Business services : $4,6 mds Logiciels : $6,6 mds Matériels : $5,2 mds Autres : $0,6 mds
Evolution des activités chez IBM (en %)
2. Digital (Rachetée par Compaq en 1998) Créé par Ken Olsen avec l’idée de détrôner les mainframes avec des ordinateurs moins coûteux, Digital est devenu dans les années 90 un challenger et un aiguillon d’IBM et le champion de la mini-informatique avec ses fameux systèmes Vax. Mais la firme basée dans le Massachusetts - Route 128 avait à l’époque une influence très forte dans le domaine de l’informatique et dans la révolution de la mini-informatique – a raté quelques virages stratégiques majeurs dont celui de la micro-informatique. En 1981, Ken Olsen déclarait qu’il ne voyait pas l’intérêt d’installer un PC sur un bureau. 3. Fujitsu Fujitsu Technology Solutions, anciennement Fujitsu Siemens, est né d’un rachat total par Fujitsu de la joint-venture entre les sociétés japonaises et allemandes. Annoncée en novembre 2008, cette opération a été concrétisée comme prévue au 1er avril 2009. Siemens AG et Fujitsu avaient en effet conclut un accord selon lequel le constructeur japonais procéderait à l'acquisition des 50% que possédait la firme allemande dans la joint-venture Fujitsu-Siemens Computer( FSC) pour un montant de 450 M€.
4. Nec NEC Corporation (anciennement Nippon Electric Company, Limited) est un groupe industriel japonais informatique et télécoms. Fondée en 1899 par Kunihiko Iwadare (ancien employé de Edison à New York) et l'entreprise américaine Western Electric, Nippon Electric Company est la première entreprise à capital mixte japonais et étranger. Elle produit alors des téléphones et centraux téléphoniques, et élargit ensuite son activité à l’électronique (semi-conducteurs, circuits intégrés) et aux systèmes de communication (par radio, par micro-ondes ou par câbles sous-marins). À partir des années 1960, Nippon Electric Company se développe à l’international (Europe et Amérique du Nord, puis Asie) et sa production s’élargit de même, dans la télécommunication (satellites, équipements de réseaux informatiques, puis téléphonie mobile) et les ordinateurs (supercalculateurs et PC, microprocesseurs).
5. Hitachi Hitachi, Ltd est un groupe japonais d'électronique qui fait partie des cinq grands fabricants de semi-conducteurs au Japon, et des cinq majors de l'électronique grand public derrière Matsushita Electric et Sony Corporation.
Hitachi avait racheté 80 % du capital de National Advanced Systems (NAS) - les 20 % restants ont été acquis par EDS - donnant à Hitachi une position assez forte sur le marché des compatibles mainframes IBM. Hitachi reste très présente dans le domaine des périphériques.
6. Unisys Can this company survive ? Tel était le titre de l'article de Datamation sur Unisys. L'avenir a prouvé que Oui, mais avec un périmètre réduit. Fusion de Sperry Univac et de Burroughs, deux membres du fameux Bunch, Unisys (United Information Systems) était en fait la fusion de deux entreprises vieillissantes datant de l’ère des grands systèmes et qui n’avaient pas su prendre plusieurs virages. A l’occasion de sa prise de fonction comme CEO de l’entreprise, Michael Blumental, l’ancien secrétaire d’état au Trésor des Etats-Unis avait des objectifs très ambitieux de doubler le chiffre d’affaires en quelques années. La suite a été moins prestigieuse. Toutes proportions gardées, Unisys a suivi la voie d’IBM en devenant largement orientée vers les services.
7. Hewlett-Packard Fondé en 1939 par Bill Hewlett et Dave Packard dans un garage (un des mythes de la Silicon Valley), HP est aujourd’hui le numéro Un du secteur avec un chiffre d’affaires de 114 milliards de dollars pour l’exercice 2009 (clos le 31 octobre). Au prix de rachats successifs mais aussi d’une croissance organique forte. Après une période troublée sous la direction de Caly Fiorina, HP est depuis 5 ans sous la responsabilité de très pragmatique Mark Hurd. Mêm si HP a pris aussi le virage du service, une stratégie qui s’est accélérée avec le rachat d’EDS en 2008, HP reste une société de technologies et un constructeur de matériels. Même si, comme la grande majorité des constructeurs d’IT aujourd’hui, il sous-traite la fabrication à des sociétés asiatiques.
En 1959, HP s'aventure en dehors des frontières américaines et fait ses premiers pas en Europe en établissant une organisation marketing à Genève et une unité de fabrication à Boeblingen en Allemagne. Elle poursuivra cette expansion internationale en créant une joint-venture au Japon en 1963 baptisée Yokogawa Hewlett-Packard avec la société Yokogawa Electrics Works. Simultanément, elle fait son entrée dans le classement Fortune 500 des 500 premières entreprises américaines.
Tout en continuant son développement dans le domaine de l'instrumentation, elle entre sur un nouveau marché, celui de l'informatique en 1966 avec l'HP 2116A un équipement encore largement teinté par l'instrumentation et la mesure.
Elle poursuit cette incursion sur ce marché en introduisant en 1968 le premier calculateur scientifique de bureau : le HP9100A. Cet matériel enregistre des programmes sur des cartes magnétiques et permet aux scientifiques de faire des calculs complexes sans avoir à faire appel aux gros ordinateurs de l'époque. A la fin des années 60, HP entre sur le marché des minis avec un premier système doté d'un système d'exploitation en temps partagé et conçu pour supporter 16 utilisateurs.
Des calculatrices à la gestion
Au tout début des années 70, HP entre sur le marché des calculatrices scientifiques de poche avec l'HP-35. HP élargit ses activités en entrant sur les applications de gestion avec l'HP 3000, un système qui participe activement au développement de la mini-informatique. HP deviendra un concurrent frontal de Digital Equipment et ses PDP-11, puis ses VAX. La concurrence frontale avec Digital se continuera pendant de longues années avec une fin plutôt surprenante. Digital Equipement a été racheté par Compaq en 1998, ce dernier étant absorbé par HP en 2002.
A la différence de Digital qui ne croît pas vraiment au futur de la micro-informatique, HP se lance très tôt dans l'aventure des PC, avec son modèle HP-85, puis l'HP 150 qui, outre le fait d'être compatible avec l'IBM PC, possède un écran tactile. Cette innovation ne séduit pas vraiment les utilisateurs.
1986, l'année du Risc
1986 marque une date importante dans l'histoire de l'entreprise : HP introduit une nouvelle famille d'ordinateurs orientée gestion basés sur la nouvelle architecture Risc (Reduced Intruction Set Computing) baptisée PA-Risc. Cette architecture s'appuie sur la constatation « que la grande majorité des instructions disponibles étaient très peu utilisées. Ainsi, seul un jeu très réduit d'instructions était principalement utilisé dans les programmes. C'est pourquoi l'architecture RISC fait le choix de limiter le jeu d'instructions à seulement quelques unes, imposant, en contrepartie, à toutes, un nombre identique de cycles pour s'exécuter » (source Wikipedia). Cette nouvelle famille a nécessité un programme de R&D de 5 ans. HP fabriquera ses propres microprocesseurs et développera un Unix maison, l'HP-UX qui est des trois encore vivant avec AIX d'IBM et Solaris de Sun.
Les années 80 seront aussi celles des imprimantes, avec les premiers modèles laser d'abord et à jet d'encre. Cette activité est aujourd'hui la plus importante et la plus bénéficiaire. D'autant que les imprimantes font vendre des précieux consommables. Sur l'exercice 2006, la division impression aura réalisé 26,7 milliards de dollars de chiffre d'affaire, soit près de 30 % du CA total. En terme de bénéfices, la contribution est beaucoup plus importante avec près de 4 milliards sur les 6,5 milliards engrangé sur le même exercice.
Fin 90, début 2000, HP va changer de dimension avec les rachats de Tandem (le spécialiste des ordinateurs à tolérance de pannes) puis de Compaq, le champion de la micro-informatique, qui avait lui-même racheté Digital. Par ailleurs, il se spécialise définitivement dans l'informatique en se séparant de ses activités instrumentation et tests, activité qui prend la forme d'une entreprise indépendante, Agilent.
C'est l'ère de la très médiatique Carly Fiorina qui entend développer HP à marche forcée, pas toujours avec succès. Après deux mois de négociations, Carly Fiorina renonce au rachat la branche conseil et services du cabinet d'études PricewaterhouseCoopers et ses 30 000 consultants. Mais elle ne renonce pas pour autant à se développer dans les services. Cette activité a représenté 15 milliards de dollars sur l'exercice 2006. Deux ans plus tard, le cabinet de conseil tombe dans l'escarcelle d'IBM pour seulement 3,5 milliards de dollars, là où HP était prêt à en mettre 18 milliards.En 2009, HP a racheté 3Com renforçant ainsi sa position dans les réseaux.
Siemens Nixdorf Informationssysteme (SNI) a été créé par la fusion de Nixdorf Computer AG et Siemens Data Information Services (DIS). SNI fonctionnait de manière indépendante au sein de Siemens. Elle vendait notamment les mainframes BS2000 sous le système d'exploitation Sinix, une dérivé d'Unix. A la fin des années 90, cette société a été séparée en deux entités : Fujitsu Siemens Computers d'un côté et Wincor Nixdorf. Cette dernière a récupéré toute l'activité dans les secteurs de la banque et de la distribution. Siemens est sorti de l'informatique en vendant les parts dans la joint-venture Fujitsu Siemens Computer qu'il avait créé avec Fujitsu.
9. Olivetti (racheté par Télécom Italia en 2003) Un des constructeurs du groupe Bison (Bull, ICL, Siemens, Olivetti et Nixdorf) en Europe des rescapés de l’informatique. Olivetti fut pendant en moment une des stars de l’industrie du PC en Europe. Sur l'année 89, Olivette avait réalisé un chiffre d'affaires de 5,4 milliards de dollars dont 1,4 milliards en PC. Olivetti a même eu des ambitions sur l’ensemble du secteur informatique en signant notamment un accord de distribution en Europe des systèmes commercialisés par AT&T après la déréglementation de l’industrie des télécoms, puis dans les télécoms. Après diverses péripéties, Olivetti a été absorbé par Télécom Italia en 2003 et opère de manière indépendante sous la marque Olivetti Tecnost et vend du matériels de bureautique.
10. Groupe Bull Autre membre du groupe Bison, Bull est devenu aujourd’hui l’ombre de lui-même. Qu’on en juge : en 1990, Bull était numéro 10 mondial du secteur avec un chiffre d’affaires de 6,3 milliards de dollars ; aujourd’hui, il ne représente plus que 1,5 milliard de dollars, est un acteur mineur et n’intervient plus que sur secteurs comme les supercalculateurs. Bull se présente comme un champion de l’open source.Néanmoins, c'est quasiment le seul rescapé du groupe Bison.
11. Apple Créée en 1975 par les deux Steve - Jobs et Wozniak -, Apple a connu des hauts et des bas qui ne se traduisent d'ailleurs pas dans l'évolution du cours de son action. Comme toutes les entreprises, celui-ci à connu une repli après l'explosion de la bulle Internet et dans le milieu de l'année 2006. Peu d'entreprises - Microsoft est une exception notoire - s'identifient autant avec leur charismatique dirigeant.
Et pourtant Steve Jobs a quitté l'entreprise entre 1985 et 1997. L'histoire n'est pas banale. En 1985, Apple devient une entreprise qui réalise deux milliards de dollars de chiffre d'affaire et il faut trouver un manager qui va permettre à l'entreprise de se développer. Steve Jobs va chercher John Sculley, le pdg de Pepsi, qui refuse le poste dans un premier temps. C'est une époque clé pour Apple qui vient de lancer le MacIntosh et creuser un écart assez sensible avec les PC qui en sont encore avec leur bonne vieille interface caractère. Fondé sur les travaux du fameux Parc de Xerox, le Mac offre une interface homme/machine et une ergonomie qui marquent un changement radical. Alors qu'Apple est largement porté sur le marché grand public, John Sculley entend développer la diffusion des Mac dans les entreprises et sortir de ses bastions traditionnels que sont les entreprises de création graphique et le secteur de l'éducation, sans trop y parvenir d'ailleurs. L'idylle entre Steve Jobs et John Sculley ne dure qu'un temps et le second pousse le premier à démissionner.
Steve Jobs rebondit en créant NeXT et se propose de développer un nouveau poste de travail encore plus révolutionnaire que le Mac. Malgré des innovations indéniables (utilisation de la programmation orientée objet, environnement de développement rapide Project Builder, le serveur graphique Display PostScript, un système d'exploitation basé sur un noyau Mac), cette machine n'a rencontré qu'un succès d'estime. Et quelques années, plus tard, NeXT prend la décision stratégique d'abandonner le matériel pour se consacrer au développement logiciel.
De son côté, Apple entre dans une période difficile avec notamment une restructuration qui se solde par la suppression de 1200 postes soit 20 % des effectifs. Après le Mac, Apple propose des numéros plus puissants, mais l'innovation se fait plus rare. Et 1990 marque un tournant car Microsoft introduit Windows 3.0, une interface qui rapproche significativement du Mac et qui, par contrecoup, banalise un peu les matériels de la marque à la pomme dont les prix sont plus élevés.
Incontestablement, l'iPod en 2001 a donné une nouvelle impulsion a l'entreprise. C'est ensuite au tour de John Sculley d'être sur la sellette pour se faire démettre en 1993. Son remplaçant, Michael Spindler qui supprime à son tour 2500 postes et prend une autre mesure stratégique en autorisant la vente de clones de Mac. Mais, peu d'entreprises se lancent dans l'aventure.
Alors que le système d'exploitation Mac OS stagne un peu au niveau de la version, Microsoft lance un nouveau coup de boutoir avec le lancement de Windows 95 qui rapproche encore un peu plus les PC des Mac. Les choses vont mal pour Apple et Michael Spindler est débarqué à son tour et est remplacé par Gil Amelio qui hérite d'une situation délicate et supprime 3500 postes. Il arrête le projet de console Pippin et se sépare de sa filiale Newton qui commercialise le PDA du même nom. Alors que les développements de Copland patinent, se pose alors le problème du successeur de la version 7 du Mac OS. Apple cherche une solution externe et choisit d'acquérir NeXT pour 400 millions là où certains pensait au rachat de BeOS, un système d'exploitation développé par la société américaine Be Inc., une société également fondée par un ancien d'Apple, le Français Jean-Louis Gassée. Sachant que deux autres Français ont été assez actifs chez NeXT, Bertrand Serlet et Jean-Marie Hullot. Le premier étant aujourd'hui senior vice president d'Apple et responsable du groupe de développement logiciel et du MacOS en particulier.
Le retour aux sources de Steve Jobs est plutôt bien apprécié en interne, même si certains échos sur le culte de personnalité du chef se font entendre ça et là. Mais Steve Jobs semble apporter un nouveau souffle qui se concrétise par l'iMac qui apporte une véritable rupture de par certains choix techniques, notamment l'absence de ventilateurs - ce qui avait pourtant été à la source de problèmes près de 20 ans plus tôt, des ports USB, un design original et pas de lecteur de disquettes. Ce dernier peut paraître radical car il signifiait que les échanges de fichiers passeraient par Internet puisque les clés USB n'existaient pas encore. Mais c'est avec le couple iPod/iTunes qu'Apple apporte une innovation majeure.
Apple a réitéré il y a deux ans avec l'iPhone en lançant un smartphone sans doute pas révolutionnaire, mais avec un design très élaboré. Apple a su créer un écosystème autour de cette plate-forme et suscité de très nombreux développeurs à créer des applications.
12. NCR NCR est un des pionniers de la caisse enregistreuse dont il est toujours le leader. L'entreprise a été créée en 1879 à Dayton (Ohio). NCR est venu ensuite à l’informatique avec une gamme assez complète allant des grands systèmes au PC. NCR a été acquis en 1991 par AT&T basée sur l'idée de convergence de l'informatique et des télécoms. Dans le cadre d'AT&T, NCR a défini la stratégie de la Libre-informatique basée sur les standards. Mais en 1995, AT&T décide de se séparer de NCR qui redevient indépendante au 1er janvier 1997. NCR a également lancé Teradata, une base de données relationnelle dédiée au très grand volume de données et dédiée à des applications d'informatique décisionnelle. NCR s'est séparée de Teradata en octobre 2007. Teradata est cotée à la bourse de New York sous l'appellation Teradata Corporation. NCR s'est recentré sur son métier historique, les caisses enregistreuses.
13. Toshiba Toshiba est le plus grand fabricant de semi-conducteurs du Japon. En 2005, la société est le troisième fabricants mondial de semiconducteurs, derrière Intel et Texas Instruments.
14. Canon Canon est surtout connu pour ses appareils photo, mais elle fabrique aussi des copieurs et des imprimantes. La compagnie a été fondée en 1933 avec comme but originel était de faire des recherches sur le développement d'appareils photos de qualité. En juin 1934, ils réalisèrent leur premier appareil photo, le Kwanon, nommé d'après le Guan Yin.
15. Matsushita Matsushita, qui s’appelle depuis le début 2008 Panasonic Corporation (Panasonic était une filiale de Matsushita), est un groupe japonais spécialisé dans l'électronique grand public (téléviseurs, caméscopes, appareils photo, baladeurs, téléphones portables, etc.) et pour les professionnels (caméras professionnelles, caméras broadcast, ordinateurs portables, fax, copieurs, etc.). Elle est basée à ?saka, au Japon.
16. Compaq (racheté par HP en 2001) Créé en 1982 par Rod Canion et deux autres partenaires, Compaq est une des plus belles réussites de l'informatique ayant connu l'un des taux de croissance les plus rapides. Compaq est l'abréviation de Compatibility And Quality. En 1998, Compaq rachète Digital Equipement, le champion de la micro-informatique qui absorbe le leader de la mini-informatique, deux générations d'ordinateurs qui s'entrechoquent. Mais, trois ans plus tard, à son tour, Compaq sera racheté par HP qui a eu l'intelligence de conserver la marque qui avait un très forte image.
Au début, ces stations, comme celles d'Apollo, étaient basées sur des processeurs Motorola 68000. Mais assez rapidement, Sun s'est lancé avec le projet Sparc dans le développement d'une architecture ouverte de microprocesseur. Pour cela, elle lance le projet Sparc International (Scalable Processor ARChitecture) qui s'appuie sur une architecture Risc qui supporte dès 1995 les données et les adresses mémoire en mode 64 bits. Sparc International regroupe Sun, Fujitsu et Texas Instruments.
Mais Sun a été aussi très actif dans le domaine du logiciel. Elle a, par exemple, développé le système de fichiers NFS (Network File Systems), un protocole d'accès aux fichiers qui permet à des utilisateurs d'environnements hétérogènes la possibilité d'accéder et de partager des fichiers à distance sur le réseau. NFS s'inscrit bien dans la logique de Sun the network is the computer.
Mais le plus accomplissement de Sun est sans doute le développement de Java, à la fois un langage de programmation et un environnement d'exécution. Le langage a la particularité principale d'être portable sur plusieurs systèmes d'exploitation tels que Unix, Microsoft Windows, Mac OS ou Linux...
2004 a marqué une étape importante en permettant à Sun de mettre un terme au combat juridique qui l'opposait à Microsoft. Sun conclut donc un accord que l'on qualifier d'historique avec Microsoft censé mettre un terme à tous leurs conflits. Pour mettre fin au litige l'opposant à Sun Microsystems, sur l'utilisation du langage Java dans Windows, Microsoft a accepté de verser 700 millions de dollars pour résoudre les litiges anti-trust et 900 millions de dollars pour les litiges sur des licences. Par ailleurs, Sun et Microsoft ont accepté de se verser des royalties pour l'utilisation des technologies de chacun, Microsoft devant dès à présent verser 350 millions de dollars.
Sun a racheté la société MySQL éditeur de la base de données Open Source éponyme avant d'être rachetée elle même par l'éditeur de logiciel de base de données Oracle. Le rachat n'a toujours pas été validé par la Commission européenne.
26. Amdahl (racheté par Fujitsu en 1997) Memorex a été créée en 1961 et est la première compagnie indépendante à commercialiser des lecteurs de bandes magnétiques et des disques magnétiques. En 1968, elle est la première à proposer des disques magnétiques compatible IBM. Tandem Computers a été créé en 1974 par un groupe d'ingénieurs de Hewlett-Packard, dont James Treybig avec comme objectif la création de systèmes informatiques tolérant aux pannes.
33. TRW (racheté par Northrop Grumman en 2002) TRW est une entreprise américaine dont les activités sont centrées sur le secteur de la défense mais s'étendent également à la construction automobile et au secteur aérospatial. En 2002 TRW est racheté par la société Northrop Grumman à la suite d'une OPA hostile de 7,8 milliards $. Northrop-Grumman conserve l'activité de défense. La branche automobile TRW Automotive Holdings héritée du rachat de Lucas est cédée au groupe Blackstone. TRW Aeronautical Systems, également ancienne branche de Lucas est reprise par Goodrich Corporation. Source: infoDSI.com
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« Vingt ans après, ils courent, chevauchent et ferraillent toujours, sur les routes de France ou d'Angleterr ». Contrairement au Roman d’Alexandre Dumas, sur les 100 premiers des fournisseurs IT de 1990 (classement réalisé par le magazine américain Datamation), beaucoup ont disparu ou ont été rachetés. D'autres sont restés au premier rang comme IBM et HP. Sur ce Top100, on comptait 63 sociétés américaines. Le logiciel n'a pas encore l'importance qu'il a aujourd'hui. Le premier éditeur pure player était déjà Microsoft, mais il n'était qu'au 42e rang avec un chiffre d'affaires de 1,5 milliard de dollars, très loin derrière IBM qui réalisait 67 milliards de dollars. Aujourd'hui le chiffre d'affaire de ces deux entreprises est respectivement de 100 et 60 milliards de dollars. Si IBM avait cru comme Microsoft il réaliserait un chiffre d'affaires de 2500 milliards de dollars. Par Guy Hervier. 
IBM était de très loin le numéro Un de l’informatique depuis bien longtemps. C’était même un surnom commode pour désigner Big Blue dans un article pour éviter la répétition avec IBM. La domination d’IBM était telle qu’il y a eu l’ère d’IBM et les sept nains, puis l’ère du Bunch. En 1990, IBM réalise un chiffre d’affaires équivalent à ses 6 suivants d’alors : Digital, Fujitsu, Nec, Hitachi et Unisys et HP.
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C'est du grand n'importe quoi sur l'informatique française : c'est la seule en Europe ayant résisté. Dire que Bull est quasiment le seul rescapé de Bison : mais non cher "journaliste", c'est le seul. Et c'est un succès. Un leader mondial dans les supercalculateurs. Un leader dans les solutions e-govt, telco etc. Alors que les japonais se sont écroulés, que DEC, Sun, Sequent, Stratus, Amdahl, Compaq, Tandem son morts ou on perdu totalement leur indépendance. La réalité, c'est qu'en dehors des USA, le seul qui a la plus grande expérience, la maîtrise des infrastructures de bout en bout, c'est Bull. Et qui est largement profitable, qui est innovateur, et qui continue à se développer. Il faut savoir le dire. Relisez votre histoire !
Par Roberlin le 2010-01-30 11:25:25