Après l’acquisition de 3PAR par HP
Quel avenir pour Dell ?
Publié le Dimanche 5 Septembre 2010
Quel avenir pour Dell ?
C’est donc finalement HP qui l’a remporté dans la confrontation avec Dell pour le rachat de 3PAR. Alors que Dell avait tranquillement fait son offre à 18 dollars l’action, il a été entraîné dans une folle opération d’enchères avec HP qui a conduit ce dernier à débourser près du double de l’offre initiale. La décision d’HP est-elle rationnelle ? On peut en douter, mais cela s’inscrit dans une période où l’ex-numéro Un des PC doit trouver la capacité à se réinventer. Par Guy Hervier.Un peu comme dans une partie de poker où les protagonistes perdent un peu contrôle face à l’ivresse du jeu, Dell a donc jeté l’éponge au niveau de 33 dollars l’action laissant HP débourser la somme de 2,35 milliards pour l’achat d’une entreprise dont le chiffre d’affaires était inférieur à 200 millions de dollars en 2009. Fondée en 1999, 3PAR fournit des solutions de virtualisation pour le stockage censées réduire les coûts d’administration du stockage et donc des infrastructures de manière très significative. Les marchés financiers semblent donner raison aux dirigeants et l'action bondissait de 2 % jeudi après la décision d'abandon. HP indique que cette acquisition renforcera le portefeuille de solutions de stockage, permet d’accélérer la stratégie dite de Converged Infrastructure. Selon Charles King, analyste du cabinet Pund-IT cité par IDG News : « Avec 3PAR, HP renforce son offre de solution de stockage de haut de gamme et lui permettra d’être moins dépendant d’Hitachi Data Systems avec laquelle HP a noué un partenariat de longue date pour les systèmes EVA (Entreprise Virtual Array) ». Dell ne perd pas tout dans cette opération puisqu’il recevra 72 millions de dollars de 3PAR en dédommagements pour rupture d’accord. « Nos clients et nos actionnaires continueront à rester au cœur de nos décisions et notre objectif est de créer de la valeur à long terme », commente Dave Johnson, Senior Vice President, Corporate Strategy dans une formulation valise qui peuplent les communiqués de presse. Le fournisseur rappelle que les ventes en solutions d’entreprise ont augmenté de 43 % au deuxième trimestre et se situent aux environs de 17 milliards de dollars en valeur annuelle. Se diversifier ou se transformer ? Dell a lancé à la fin du mois d’août Aero, un Smartphone à 99 dollars. Noyé dans une offre qui devient pléthorique, et ne présentant pas de caractéristiques particulières, cette annonce bien tardive amène a posé à nouveau la question de la stratégie que Dell va devoir articuler et exécuter pour les 5 années à venir : se diversifier à outrance, être toujours plus compétitifs en matière de produits, évoluer plus radicalement vers les grands comptes en proposant une offre globale incluant matériels, logiciels et services dans cette nouvelle de l’informatique que le constructeur a baptisé de The Virtual Era (Dell : moins de PC et plus de services autour du data center). . Certes la situation est loin d’être désespérée. Au deuxième trimestre 2010, Dell a réalisé 15,5 milliards de dollars de chiffre d’affaires (+ 21 %) et 545 M$ de bénéfice net (+ 15 %). Une bonne partie de ces résultats étaient dus aux renouvellements de parc PC et serveurs que les entreprises avaient repoussés en 2008 et 2009 suite à la crise. Les ventes de serveurs, de solutions de stockage et de réseaux ont augmenté de 43 % pour atteindre 4,3 milliards de dollars et les ventes de services ont atteint 1,9 milliard de dollars en hausse de 57 %. A la fin du mois de juillet, l’entreprise possédait un trésor de guerre de 13 milliards d dollars lui permettant d’envisager les investissements qui pourraient être nécessaires. « Dell comprend la nécessité de se diversifier, mais perçoit l’obligation de se transformer ? Car il y a une grande différence entre les deux idées »,considère Saikat Chaudhuri, professeur de gestion à la Wharton Business School. « Dell est dans l’exemple type d’une entreprise qui excelle tant dans son domaine - à savoir l’organisation de la production de PC à bas coûts – qu’il ne voit pas les signaux émis par le marché sur la nécessité pour une entreprise de se transformer » poursuit George Day, professeur de marketing à la Wharton Business School. Trop tard ou trop peu ? Les fondamentaux qui ont permis à Dell de devenir le numéro du marché des PC étaient simples et lisibles : fabrication à la demande, optimisation de la logistique et distribution direct sans faire appel au réseau de distribution. Cette recette a conduit Dell au succès en lui conférant des avantages compétitifs indiscutables. « Vers la fin des années 90, Dell n’avait qu’une semaine de stock alors que ses concurrents étaient dans une zone comprise entre deux et trois mois, explique Serguei Nettessine, professeur à l’Insead. A chaque semaine passée sur le rayonnage d’un vendeur, un PC perd environ 1 % de sa valeur. A cette époque, Dell était environ 8 % moins que ses principaux concurrents (…). Mais aujourd’hui, la différence est tombé à 2 % ce qui n’est plus suffisant pour faire la différence, d’autant plus que Dell n’offre pas un service de meilleure qualité ». D’où l’idée, l’instar d’IBM ou d’HP de devenir un fournisseur global d’IT - chacun à sa manière - en mettant moins l’accent sur le matériel et plus sur les services ou dit d’une autre manière de transformer des produits, qui deviennent de plus en plus des commodities, en services. Une transformation qui s’accompagne d’une nouvelle étape dans l’évolution technologique liée au data center de nouvelle génération et surtout au cloud computing. Dell serait en train de peaufiner les contours d’une architecture qui servirait de fondement dans son évolution vers les cloud computing, une démarche qui pourrait être comparée à la ConvergedInfrastructure d’HP.
L’informatique distribuée dans le sillage de la révolution du client/serveur qui a régné pendant plus d’une décennie a fait long feu et est totalement passée de mode. Dans cette évolution qui semble tout emporter sur son passage, Dell est arrivé trop tard et n’a pas été assez loin (Dell's Diversification Strategy: 'A Day Late and a Dollar Short?'). Le rachat de Perot Systems n’est clairement pas une réponse suffisante. Tout ceci intervient à une période où l’entreprise fait face à une crise de confiance. Lors de la dernière assemblée générale, un quart des actionnaires n’ont pas donné quitus à Michael Dell et ont refusé de voter pour sa réélection au poste de président du conseil d’administration. En juillet, Dell a accepté de payer 100 millions de dollars au gendarme de la bourse américaine pour mettre un terme aux poursuites de fraude fiscale et Michael Dell, à titre personnel, a déboursé la coquette de 4 millions de dollars pour éviter les poursuites dans son rôle sur ces malversations.
Source: infoDSI.com
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C’est donc finalement HP qui l’a remporté dans la confrontation avec Dell pour le rachat de 3PAR. Alors que Dell avait tranquillement fait son offre à 18 dollars l’action, il a été entraîné dans une folle opération d’enchères avec HP qui a conduit ce dernier à débourser près du double de l’offre initiale. La décision d’HP est-elle rationnelle ? On peut en douter, mais cela s’inscrit dans une période où l’ex-numéro Un des PC doit trouver la capacité à se réinventer. Par Guy Hervier.

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Lors d'une lecture en diagonale, les fautes d'orthographes ne sont pas du plus bel effet
"amène a posé" à poser
"lâ??idée, lâ??instar" à l'instar
Par james le 2010-09-07 08:41:32
On écrit "...à débourser" et non "...à déboursé".
Par Phildefer le 2010-09-06 11:33:30
San faut d'ortogafe sa aurai été mieux :-)
Par hello le 2010-09-06 09:27:37