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La situation économique actuelle fait que les consommateurs se tournent vers le hard discount. Cela concerne l’alimentaire, mais aussi les produits électroniques et informatiques. Avez-vous observé cette tendance ? Comme toujours en situation de crise, l’impact est immédiat sur les biens d’équipement. Nous avons donc constaté un fort ralentissement au niveau des ventes. Cela touche tous les biens d’équipements, dans le secteur électronique, mais aussi automobile par exemple. Les consommateurs sont craintifs vis-à-vis de l’économie, en conséquence ils diffèrent ou annulent leurs achats. D’autres continuent d’acheter, mais font particulièrement attention aux prix. Ils se tournent naturellement vers Internet qui présente la particularité de proposer des prix plus bas par rapport à la distribution classique. Concernant le hard discount, il ne faut pas croire qu’Internet est synonyme de hard discount. Certes, les prix sur Internet seront toujours inférieurs, mais il faut distinguer le low cost du hard discount. GrosBill est un site low cost ? En effet, nous nous positionnons sur le créneau du « low cost ». En ce sens, nous nous distinguons de sites comme Cdiscount. Un site « low cost » vendra moins cher, mais le client n’y perdra pas en qualité. Pour le hard discount, c’est la notion de qualité qui fait la différence en plus du prix ! Sur Internet, les sites de hard discount sont des « déstockeurs », la notion de qualité porte davantage sur l’obsolescence des produits. Sur GrosBill, nous vendons à moindre coût les mêmes produits que dans la distribution « classique », majoritairement des produits de marque et des nouveautés. En quoi Internet permet-il de vendre moins cher ? Internet est, par essence, « discount » tout simplement parce que les moyens utilisés ne sont pas les mêmes. Avec Internet, un e-commerçant n’a pas besoin des structures physiques et n’a donc pas à soutenir les coûts qui y sont liés. Il y a moins de ressources humaines (pas de vendeurs, de caissiers…) et enfin, il y a moins de services. Ce sont autant de coûts en moins pour le commerçant qui répercute ces avantages sur ses prix. Est-ce que le manque de service ou d’aide ne rebute pas les consommateurs ? Le e-commerce est apparu il y a peu, donc les générations qui n’ont pas connu Internet consomment peu sur Internet : les seniors par exemple, mais également ceux qui n’utilisent pas beaucoup Internet. Ils ont leurs habitudes et ne sont pas forcement prêt à se passer du cadre « classique ». En revanche, les générations Internet sont des cyber consommateurs. Ils sont prêts à renoncer au service et au conseil parce qu’ils sont plus spécialistes ou parce qu’ils ont trouvé la parade. Beaucoup se renseignent sur Internet avant l’achat, sur les blogs, forums et autres. C’est un marché grandissant qui évoluera naturellement avec le temps et les prochaines générations ! Certains consommateurs ne sont pas prêts à renoncer au service clientèle, mais GrosBill s’adresse également à eux, n’est-ce pas ? En effet, il s’agit là de l’un de nos avantages par rapport à nos concurrents. Avec GrosBill, le consommateur profi te à la fois des avantages Web (le low cost) et des avantages de la distribution « classique ». Nous avons ouvert, en plus de la plateforme Internet, 5 magasins qui assurent l’expérience magasin (trois en région parisienne, un à Lille, un à Lyon et bientôt un nouveau à Marseille). Premièrement, ils économisent les frais de port. Ce n’est pas négligeable : sur une machine à laver, ils sont de l’ordre de 40 euros ! Deuxièmement, ils ont leur produit immédiatement, car le point de vente les a en stock. Troisièmement, chacun magasin met à la disposition des clients 3 à 5 conseillers ou techniciens spécialement présents pour conseiller les gens. S’ajoute le SAV. Le Service après-vente reste un souci pour les internautes, avec GrosBill, il n’y a plus d’inquiétude. Enfi n, le paiement se fait directement en magasin et là encore, c’est un souci en moins pour l’acheteur (la sécurité et la confi ance lors d’un paiement en ligne sont loin d’être acquises). Vous parliez d’autres avantages ? J’en citerai deux qui sont toutefois assez courants. Nos concurrents les ont également. Tout d’abord, nous faisons partie du groupe Auchan et, de ce fait, nos commandes auprès des fournisseurs sont liées. Cela permet d’acheter plus et donc à meilleur prix. C’est un avantage économique que nous ne sommes pas les seuls à exploiter. Deuxièmement, nous mettons en place des opérations qui poussent les consommateurs à acheter plus. Par exemple, sur le PC de bureau (et d’ici Noël sur tous les biens d’équipement) une série de produits (disque dur, logiciels, jeux…) sont proposés à -5% si le client les ajoute à son panier et les achète en même temps que le PC. Le rabais a une incidence sur nos marges, mais en même temps, l’offre dope les ventes en volume. Quels sont les produits qui résistent « à la crise » ? Le mini-portable (Netbook) est résolument un gros succès. Sur le premier semestre, il représente grosso modo 10% de nos ventes en volume. La problématique est la même, son prix est bas, mais la demande est forte. C’est un produit qui pousse le marché en volume. Autre segment très en forme : le jeu vidéo, d’autant que la période des fêtes approche. Sur le site, nous mettons en avant les PC pour Gamers, c’est-à-dire ceux répondant aux besoins des joueurs d’un point de vue technique. Enfin, le marché des smartphones ou téléphones multifonctions est très dynamique. Il est porté par de beaux produits (l’iPhone mais aussi les modèles des autres grandes marques). De plus, la télévision sur téléphone mobile 3G+ va prendre de l’essor et notamment en 2009, et les consommateurs devront s’équiper en smartphone. En revanche, la tendance s’inverse sur le marché des téléviseurs. La courbe du remplacement des écrans à tube cathodique plafonne et commence à décroître. Propos recueillis par Caroline Mauduit Source : Magazine Tendances IT numéro 12 Abonnement gratuit :http://www.tendancesit.com/abonnement Source: ITRnews.com
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Un vent de crispation souffle sur la consommation et a fortiori sur la consommation des biens électroniques et informatiques. Les consommateurs ne s’y sont pas trompés et cherchent par tous les moyens à payer moins cher. Internet est sûrement le premier réflexe. Jean Monnier, DG de GrosBill, revient sur le phénomène et nous présente son offre.
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GrosBill dispose d'un SAV désastreux, c'est en ce sens qu'il leur faut travailler. J'ai essuyé une perte de temps considérable à me faire renvoyer un produit envoyé NON emballé par la poste, suite à un premier achat déja défectueux et non réparé, bref les opérateurs téléphoniques sont incompétents. Il leur faudrait un vrai service après vente digne de ce nom, un call center c'est un peu léger.
Cordialement.
Par Alex Finistère le 2008-10-15 10:15:08