Que sont devenus les fournisseurs informatiques ?
Vingt ans après

Publié le Vendredi 29 Janvier 2010

« Vingt ans après, ils courent, chevauchent et ferraillent toujours, sur les routes de France ou d'Angleterr ». Contrairement au Roman d’Alexandre Dumas, sur les 100 premiers des fournisseurs IT de 1990 (classement réalisé par le magazine américain Datamation), beaucoup ont disparu ou ont été rachetés. D'autres sont restés au premier rang comme IBM et HP. Sur ce Top100, on comptait 63 sociétés américaines. Le logiciel n'a pas encore l'importance qu'il a aujourd'hui. Le premier éditeur pure player était déjà Microsoft, mais il n'était qu'au 42e rang avec un chiffre d'affaires de 1,5 milliard de dollars, très loin derrière IBM qui réalisait 67 milliards de dollars. Aujourd'hui le chiffre d'affaire de ces deux entreprises est respectivement de 100 et 60 milliards de dollars. Si IBM avait cru comme Microsoft il réaliserait un chiffre d'affaires de 2500 milliards de dollars. Par Guy Hervier.

 

Les cartes ont été totalement rebattues avec une hiérarchie qui a été complètement modifiée. Alors qu'IBM a été à l'origine de l'industrie du PC, il en est sorti en 2005 en revendant cette activité au chinois Lenovo. D'une industrie où les sociétés étaient largement intégrées, les acteurs se sont spécialisés, une tendance qui a permis au couple Wintel (Windows de Microsoft et Intel) d'instaurer leur domination.

Sur ces 100 sociétés, une quarantaine seulement existent encore aujourd'hui. Les autres ont été rachetés, ont disparu on se sont retirés du marché informatique (matériels, logiciels, réseaux et services).

Les grands gagnants de ces 20 dernières années sont incontestablement HP, Intel, Microsoft, Dell, Oracle, SAP (qui n'est même pas dans les 100). HP est devenu numéro Un de ce marché, passant devant IBM il y a deux ans, à l'issue d'une croissance organique, mais aussi suite à de nombreux rachats. Sur les 20 dernières années, HP a acheté directement ou indirectement Digital, EDS, Compaq, 3Com et Tandem.

 

Sur l'année 1990, les 100 premières sociétés d'informatiques ont réalisé 280 milliards de dollars de chiffre d'affaires en croissance de 9 % par rapport à l'année précédente. Les sociétés américaines dominaient largement le Top100 en réalisant 66 % de ce total.

 

IBM était numéro Un dans les grands systèmes, dans les mini-ordinateurs, sur les PC, en logiciel, en périphériques, en équipements de communications données, en maintenance, troisième en stations de travail et seulement 6e en services.

 

Aujourd'hui, IBM est numéro Un des services et numéro deux des logiciels, loin derrière Microsoft.

 

 

Chiffre d'affaires des 100 premiers fournisseurs IT en 1990 (Source : Datamation)

 


1. IBM

IBM était de très loin le numéro Un de l’informatique depuis bien longtemps. C’était même un surnom commode pour désigner Big Blue dans un article pour éviter la répétition avec IBM. La domination d’IBM était telle qu’il y a eu l’ère d’IBM et les sept nains, puis l’ère du Bunch. En 1990, IBM réalise un chiffre d’affaires équivalent à ses 6 suivants d’alors : Digital, Fujitsu, Nec, Hitachi et Unisys et HP.

Après avoir traversé la plus grande crise de son histoire dans les années 1993/94, IBM, sous l’impulsion de Lou Gerstner, un outsider de la compagnie a entrepris une révolution sans précédent qui a été continué par son successeur Sam Palmisano.

IBM s’est considérablement transformé : en 1990, IBM réalisait plus de 70 % de son chiffre d’affaires dans la vente de matériel, aujourd’hui, IBM ne commercialise plus que des serveurs dont les ventes représentent 15 % du CA et viennent derrière le service et le logiciel. Toutefois, en 1989, IBM était le numéro Un du logiciel et de loin avec un chiffre d'affaires de près de 8 milliards de dollars. Le premier éditeur de logiciel pure player était Computer Associates avec 700 M$, en 5e position du classement.

En dépit d’une extraordinaire redéfinition, la croissance moyenne annuelle d’IBM sur les 20 dernières années est médiocre - c’est la raison d’ailleurs pour laquelle elle n’est plus que 2e derrière HP - et ne domine plus l’industrie comme par le passé, loin s’en faut. En terme d’influence sur le marché, Microsoft a remplacé Big Blue.

 

En 1989, le chiffre d'affaires d'IBM se décomposait de la façon suivante :

Mainframe : $10,6 mds

Mini : $5,8 mds

PC : $9,6 mds

Stations de travail : $1 mds

Réseaux : $2,9 mds

Périphériques : $12,4 mds

Software : $9,9 mds

Services : 1,5 mds $

Maintenance : $7,8 mds

Autres : $5,4 mds

 

Au 4e trimestre, il se décomposait de la manière suivante

Technology services : $10,1 mds

Business services : $4,6 mds

Logiciels : $6,6 mds

Matériels : $5,2 mds

Autres : $0,6 mds

 

Evolution des activités chez IBM (en %)

1989

4T09

Matériels

63,5

19,0

Logiciels

14,5

24,5

Services

14,0

54,5

Autres

8,0

2,0

 

 

2. Digital (Rachetée par Compaq en 1998)

Créé par Ken Olsen avec l’idée de détrôner les mainframes avec des ordinateurs moins coûteux, Digital est devenu dans les années 90 un challenger et un aiguillon d’IBM et le champion de la mini-informatique avec ses fameux systèmes Vax. Mais la firme basée dans le Massachusetts - Route 128 avait à l’époque une influence très forte dans le domaine de l’informatique et dans la révolution de la mini-informatique – a raté quelques virages stratégiques majeurs dont celui de la micro-informatique. En 1981, Ken Olsen déclarait qu’il ne voyait pas l’intérêt d’installer un PC sur un bureau.


3. Fujitsu

Fujitsu Technology Solutions, anciennement Fujitsu Siemens, est né d’un rachat total par Fujitsu de la joint-venture entre les sociétés japonaises et allemandes. Annoncée en novembre 2008, cette opération a été concrétisée comme prévue au 1er avril 2009. Siemens AG et Fujitsu avaient en effet conclut un accord selon lequel le constructeur japonais procéderait à l'acquisition des 50% que possédait la firme allemande dans la joint-venture Fujitsu-Siemens Computer( FSC) pour un montant de 450 M€.

C'est un constructeur informatique européen qui a disparu. Fujitsu Technologies Solutions constitue le quatrième fournisseur global sur le secteur IT derrière HP, IBM et Dell et un chiffre d’affaires de près de 50 milliards de dollars de chiffre d’affaires. Fujitsu avait signé en 1990, un accord de partenariat avec Sun autour du processeur Sparc, un partenariat qui dure toujours.

 

4. Nec

NEC Corporation (anciennement Nippon Electric Company, Limited) est un groupe industriel japonais informatique et télécoms. Fondée en 1899 par Kunihiko Iwadare (ancien employé de Edison à New York) et l'entreprise américaine Western Electric, Nippon Electric Company est la première entreprise à capital mixte japonais et étranger. Elle produit alors des téléphones et centraux téléphoniques, et élargit ensuite son activité à l’électronique (semi-conducteurs, circuits intégrés) et aux systèmes de communication (par radio, par micro-ondes ou par câbles sous-marins).

À partir des années 1960, Nippon Electric Company se développe à l’international (Europe et Amérique du Nord, puis Asie) et sa production s’élargit de même, dans la télécommunication (satellites, équipements de réseaux informatiques, puis téléphonie mobile) et les ordinateurs (supercalculateurs et PC, microprocesseurs).


En 1983, le groupe change son nom pour NEC Corporation, les initiales devenant Nippon Electronic Corporation. En 1996, NEC rachète Packard Bell et fusionne son activité micro-ordinateurs et serveurs avec celle de ce constructeur, en conservant les marques originales, sur les marchés nord-américaine et européens. En janvier 2009, NEC annonce la suppression graduelle sur deux ans de 20 000 emplois dans le but de réduire ses pertes.

Dès les années 70, NEC a établi un partenariat avec Bull. Au fil des ans, des étapes majeures se sont enchaînées, notamment :
- Une présence de NEC au capital de Bull depuis le début des années 90, NEC confirmant son engagement auprès de Bull lors du plan de recapitalisation de 2004 ;
- Des échanges bilatéraux de technologies dans les années 80 et 90 autour des mainframes,
- Une coopération depuis 1997 sur la ligne de produits Express5800TM, une gamme complète de serveurs utilisant l'architecture processeur x86.

Nec est aussi largement impliqué dans les supercalculateurs et pouvait se targuer, pendant plusieurs années, d'avoir le supercalculateur le plus puissant du monde.

 

5. Hitachi

Hitachi, Ltd est un groupe japonais d'électronique qui fait partie des cinq grands fabricants de semi-conducteurs au Japon, et des cinq majors de l'électronique grand public derrière Matsushita Electric et Sony Corporation.

Hitachi est un des leaders en matière d'écrans LCD et à plasma (Sharp, LG, Samsung, Panasonic, Hitachi). Comme pour la plupart des grandes entreprises japonaises des années 1990, ses produits sont très variés. Elle produit notamment des processeurs, des disques durs, des appareils électroménagers et des équipements pour les centrales nucléaires.

Hitachi est organisé en 7 grands segments d’activité
- Information & Telecommunication Systems
- Electronic Devices
- Power & Industrial Systems
- Digital Media & Consumer Products
- High Functional Materials & Components
- Logistics, Services & Others
- Financial Services

 

Hitachi avait racheté 80 % du capital de National Advanced Systems (NAS) - les 20 % restants ont été acquis par EDS - donnant à Hitachi une position assez forte sur le marché des compatibles mainframes IBM. Hitachi reste très présente dans le domaine des périphériques.

 

6. Unisys

Can this company survive ? Tel était le titre de l'article de Datamation sur Unisys. L'avenir a prouvé que Oui, mais avec un périmètre réduit. Fusion de Sperry Univac et de Burroughs, deux membres du fameux Bunch, Unisys (United Information Systems) était en fait la fusion de deux entreprises vieillissantes datant de l’ère des grands systèmes et qui n’avaient pas su prendre plusieurs virages. A l’occasion de sa prise de fonction comme CEO de l’entreprise, Michael Blumental, l’ancien secrétaire d’état au Trésor des Etats-Unis avait des objectifs très ambitieux de doubler le chiffre d’affaires en quelques années. La suite a été moins prestigieuse. Toutes proportions gardées, Unisys a suivi la voie d’IBM en devenant largement orientée vers les services.

 

 

7. Hewlett-Packard

Fondé en 1939 par Bill Hewlett et Dave Packard dans un garage (un des mythes de la Silicon Valley), HP est aujourd’hui le numéro Un du secteur avec un chiffre d’affaires de 114 milliards de dollars pour l’exercice 2009 (clos le 31 octobre). Au prix de rachats successifs mais aussi d’une croissance organique forte. Après une période troublée sous la direction de Caly Fiorina, HP est depuis 5 ans sous la responsabilité de très pragmatique Mark Hurd. Mêm si HP a pris aussi le virage du service, une stratégie qui s’est accélérée avec le rachat d’EDS en 2008, HP reste une société de technologies et un constructeur de matériels. Même si, comme la grande majorité des constructeurs d’IT aujourd’hui, il sous-traite la fabrication à des sociétés asiatiques.

 

En 1959, HP s'aventure en dehors des frontières américaines et fait ses premiers pas en Europe en établissant une organisation marketing à Genève et une unité de fabrication à Boeblingen en Allemagne. Elle poursuivra cette expansion internationale en créant une joint-venture au Japon en 1963 baptisée Yokogawa Hewlett-Packard avec la société Yokogawa Electrics Works. Simultanément, elle fait son entrée dans le classement Fortune 500 des 500 premières entreprises américaines.

 

Tout en continuant son développement dans le domaine de l'instrumentation, elle entre sur un nouveau marché, celui de l'informatique en 1966 avec l'HP 2116A un équipement encore largement teinté par l'instrumentation et la mesure.

 

Elle poursuit cette incursion sur ce marché en introduisant en 1968 le premier calculateur scientifique de bureau : le HP9100A. Cet matériel enregistre des programmes sur des cartes magnétiques et permet aux scientifiques de faire des calculs complexes sans avoir à faire appel aux gros ordinateurs de l'époque. A la fin des années 60, HP entre sur le marché des minis avec un premier système doté d'un système d'exploitation en temps partagé et conçu pour supporter 16 utilisateurs.

 

Des calculatrices à la gestion

 

Au tout début des années 70, HP entre sur le marché des calculatrices scientifiques de poche avec l'HP-35. HP élargit ses activités en entrant sur les applications de gestion avec l'HP 3000, un système qui participe activement au développement de la mini-informatique. HP deviendra un concurrent frontal de Digital Equipment et ses PDP-11, puis ses VAX. La concurrence frontale avec Digital se continuera pendant de longues années avec une fin plutôt surprenante. Digital Equipement a été racheté par Compaq en 1998, ce dernier étant absorbé par HP en 2002.

 

A la différence de Digital qui ne croît pas vraiment au futur de la micro-informatique, HP se lance très tôt dans l'aventure des PC, avec son modèle HP-85, puis l'HP 150 qui, outre le fait d'être compatible avec l'IBM PC, possède un écran tactile. Cette innovation ne séduit pas vraiment les utilisateurs.

 

1986, l'année du Risc

 

1986 marque une date importante dans l'histoire de l'entreprise : HP introduit une nouvelle famille d'ordinateurs orientée gestion basés sur la nouvelle architecture Risc (Reduced Intruction Set Computing) baptisée PA-Risc. Cette architecture s'appuie sur la constatation « que la grande majorité des instructions disponibles étaient très peu utilisées. Ainsi, seul un jeu très réduit d'instructions était principalement utilisé dans les programmes. C'est pourquoi l'architecture RISC fait le choix de limiter le jeu d'instructions à seulement quelques unes, imposant, en contrepartie, à toutes, un nombre identique de cycles pour s'exécuter » (source Wikipedia). Cette nouvelle famille a nécessité un programme de R&D de 5 ans. HP fabriquera ses propres microprocesseurs  et développera un Unix maison, l'HP-UX qui est des trois encore vivant avec AIX d'IBM et Solaris de Sun.

 

Les années 80 seront aussi celles des imprimantes, avec les premiers modèles laser d'abord et à jet d'encre. Cette activité est aujourd'hui la plus importante et la plus bénéficiaire. D'autant que les imprimantes font vendre des précieux consommables. Sur l'exercice 2006, la division impression aura réalisé 26,7 milliards de dollars de chiffre d'affaire, soit près de 30 % du CA total. En terme de bénéfices, la contribution est beaucoup plus importante avec près de 4 milliards sur les 6,5 milliards engrangé sur le même exercice.

 

Fin 90, début 2000, HP va changer de dimension avec les rachats de Tandem (le spécialiste des ordinateurs à tolérance de pannes) puis de Compaq, le champion de la micro-informatique, qui avait lui-même racheté Digital. Par ailleurs, il se spécialise définitivement dans l'informatique en se séparant de ses activités instrumentation et tests, activité qui prend la forme d'une entreprise indépendante, Agilent.

 

C'est l'ère de la très médiatique Carly Fiorina qui entend développer HP à marche forcée, pas toujours avec succès. Après  deux mois de négociations, Carly Fiorina renonce au rachat la branche conseil et services du cabinet d'études  PricewaterhouseCoopers  et ses 30 000 consultants. Mais elle ne renonce pas pour autant à se développer dans les services. Cette activité a représenté 15 milliards de dollars sur l'exercice 2006. Deux ans plus tard, le cabinet de conseil tombe dans l'escarcelle d'IBM pour seulement 3,5 milliards de dollars, là où HP était prêt à en mettre 18 milliards.En 2009, HP a racheté 3Com renforçant ainsi sa position dans les réseaux.

 


8. Siemens/Nixdorf (A cédé son activité informatique à Fujitsu)

Siemens Nixdorf Informationssysteme (SNI) a été créé par la fusion de Nixdorf Computer AG et Siemens Data Information Services (DIS). SNI fonctionnait de manière indépendante au sein de Siemens. Elle vendait notamment les mainframes BS2000 sous le système d'exploitation Sinix, une dérivé d'Unix.

A la fin des années 90, cette société a été séparée en deux entités : Fujitsu Siemens Computers d'un côté et Wincor Nixdorf. Cette dernière a récupéré toute l'activité dans les secteurs de la banque et de la distribution.

Siemens est sorti de l'informatique en vendant les parts dans la joint-venture Fujitsu Siemens Computer qu'il avait créé avec Fujitsu.

 

 

9. Olivetti (racheté par Télécom Italia en 2003)

Un des constructeurs du groupe Bison (Bull, ICL, Siemens, Olivetti et Nixdorf) en Europe des rescapés de l’informatique. Olivetti fut pendant en moment une des stars de l’industrie du PC en Europe. Sur l'année 89, Olivette avait réalisé un chiffre d'affaires de 5,4 milliards de dollars dont 1,4 milliards en PC.

Olivetti a même eu des ambitions sur l’ensemble du secteur informatique en signant notamment un accord de distribution en Europe des systèmes commercialisés par AT&T après la déréglementation de l’industrie des télécoms, puis dans les télécoms. Après diverses péripéties, Olivetti a été absorbé par Télécom Italia en 2003 et opère de manière indépendante sous la marque Olivetti Tecnost et vend du matériels de bureautique.

 

 

10. Groupe Bull

Autre membre du groupe Bison, Bull est devenu aujourd’hui l’ombre de lui-même. Qu’on en juge : en 1990, Bull était numéro 10 mondial du secteur avec un chiffre d’affaires de 6,3 milliards de dollars ; aujourd’hui, il ne représente plus que 1,5 milliard de dollars, est un acteur mineur et n’intervient plus que sur secteurs comme les supercalculateurs. Bull se présente comme un champion de l’open source.Néanmoins, c'est quasiment le seul rescapé du groupe Bison.

 

 

11. Apple

Créée en 1975 par les deux Steve - Jobs et Wozniak -,  Apple a connu des hauts et des bas qui ne se traduisent d'ailleurs pas dans l'évolution du cours de son action. Comme toutes les  entreprises, celui-ci à connu une repli après l'explosion de la bulle Internet et dans le milieu de l'année 2006. Peu d'entreprises - Microsoft est une exception notoire - s'identifient autant avec leur charismatique dirigeant.

 

Et pourtant Steve Jobs a quitté l'entreprise entre 1985 et 1997. L'histoire n'est pas banale. En 1985, Apple devient une entreprise qui réalise deux milliards de dollars de chiffre d'affaire et il faut trouver un manager qui va permettre à l'entreprise de se développer. Steve Jobs va chercher John Sculley, le pdg de Pepsi, qui refuse le poste dans un premier temps. C'est une époque clé pour Apple qui vient de lancer le MacIntosh et creuser un écart assez sensible avec les PC qui en sont encore avec leur bonne vieille interface caractère. Fondé sur les travaux du fameux Parc de Xerox, le Mac offre une interface homme/machine et une ergonomie qui marquent un changement radical. Alors qu'Apple est largement porté sur le marché grand public, John Sculley entend développer la diffusion des Mac dans les entreprises et sortir de ses bastions traditionnels que sont les entreprises de création graphique et le secteur de l'éducation, sans trop y  parvenir d'ailleurs. L'idylle entre Steve Jobs et John Sculley ne dure qu'un temps et le second pousse le premier à démissionner.

 

Steve Jobs rebondit en créant NeXT et se propose de développer un nouveau poste de travail encore plus révolutionnaire que le Mac. Malgré des innovations indéniables (utilisation de la programmation orientée objet, environnement de développement rapide Project Builder, le serveur graphique Display PostScript, un système d'exploitation basé sur un noyau Mac), cette machine n'a rencontré qu'un succès d'estime. Et quelques années, plus tard, NeXT prend la décision stratégique d'abandonner le matériel pour se consacrer au développement logiciel.

 

De son côté, Apple entre dans une période difficile avec notamment une  restructuration qui se solde par la suppression de 1200 postes soit 20 % des effectifs. Après le Mac, Apple propose des numéros plus puissants, mais l'innovation se fait plus rare. Et 1990 marque un tournant car Microsoft introduit Windows 3.0, une interface qui rapproche significativement du Mac et qui, par contrecoup, banalise un peu les matériels de la marque à la pomme dont les prix sont  plus élevés.

 

Incontestablement, l'iPod en 2001 a donné une nouvelle impulsion a l'entreprise. C'est ensuite au tour de John Sculley d'être sur la sellette pour se faire démettre en 1993. Son remplaçant, Michael Spindler qui supprime à son tour 2500 postes et  prend une autre mesure stratégique en autorisant la vente de clones de Mac. Mais, peu d'entreprises se lancent dans l'aventure.

 

Alors que le système d'exploitation Mac OS stagne un peu au niveau de la version, Microsoft lance un nouveau coup de boutoir avec le lancement de Windows 95 qui rapproche encore un peu plus les PC des Mac. Les choses vont mal pour Apple et Michael Spindler est débarqué à son tour et est remplacé par Gil Amelio qui hérite d'une situation délicate et supprime 3500 postes. Il arrête le projet de console Pippin et se sépare de sa filiale Newton qui commercialise le PDA du même nom. Alors que les développements de Copland patinent, se pose alors le problème du successeur de la version 7 du Mac OS. Apple cherche une solution externe et choisit d'acquérir NeXT pour 400 millions là où certains pensait au rachat de BeOS, un système d'exploitation développé par la société américaine Be Inc., une société également fondée par un ancien d'Apple, le Français Jean-Louis Gassée. Sachant que deux autres Français ont été assez actifs chez NeXT, Bertrand Serlet et Jean-Marie Hullot. Le premier étant aujourd'hui senior vice president d'Apple et responsable du groupe de développement logiciel et du MacOS en particulier.

 

Le retour aux sources de Steve Jobs est plutôt bien apprécié en interne, même si certains échos sur le culte de personnalité du chef se font entendre ça et là. Mais Steve Jobs semble apporter un nouveau souffle qui se concrétise par l'iMac qui apporte une véritable rupture de par certains choix techniques, notamment l'absence de ventilateurs - ce qui avait pourtant été à la source de problèmes près de 20 ans plus tôt, des ports USB, un design original et pas de lecteur de disquettes. Ce dernier peut paraître radical car il signifiait que les échanges de fichiers passeraient par Internet puisque les clés USB n'existaient pas encore. Mais c'est avec le couple iPod/iTunes qu'Apple apporte une innovation majeure.

 

Apple a réitéré il y a deux ans avec l'iPhone en lançant un smartphone sans doute pas révolutionnaire, mais avec un design très élaboré. Apple a su créer un écosystème autour de cette plate-forme et suscité de très nombreux développeurs à créer des applications.

 

 

 

12. NCR

NCR est un des pionniers de la caisse enregistreuse dont il est toujours le leader. L'entreprise a été créée en 1879 à Dayton (Ohio).  NCR est venu ensuite à l’informatique avec une gamme assez complète allant des grands systèmes au PC. NCR a été acquis en 1991 par AT&T basée sur l'idée de convergence de l'informatique et des télécoms. Dans le cadre d'AT&T, NCR a défini la stratégie de la Libre-informatique basée sur les standards. Mais en 1995, AT&T décide de se séparer de NCR qui redevient indépendante au 1er janvier 1997.

NCR a également lancé Teradata, une base de données relationnelle dédiée au très grand volume de données et dédiée à des applications d'informatique décisionnelle. NCR s'est séparée de Teradata en octobre 2007. Teradata est cotée à la bourse de New York sous l'appellation Teradata Corporation. NCR s'est recentré sur son métier historique, les caisses enregistreuses.

 

 

 

13. Toshiba

Toshiba est le plus grand fabricant de semi-conducteurs du Japon. En 2005, la société est le troisième fabricants mondial de semiconducteurs, derrière Intel et Texas Instruments.
Toshiba fut fondé à partir de la fusion de deux entreprises en 1939 : Tanaka Seizosho (« Travaux d'ingénierie Tanaka »), était le premier fabricant du Japon de matériel télégraphique et Hakunetsusha, fondée en 1890, qui était le premier producteur nippon de lampes à incandescence.

La fusion en 1939 de Shibaura Seisakusho et T?ky? Denki donna naissance à une nouvelle compagnie baptisée T?ky? Shibaura Denki. Elle fut bientôt surnommée Toshiba, mais ce n'est qu'en 1984 que l'entreprise fut officiellement appelée Toshiba Corporation. En informatique, Toshiba a toujours bénéficié d’une position forte sur les PC portables.
En 1990, le chiffre d'affaires en informatique était de l'ordre de 5,5 milliards de dollars.

 

14. Canon

Canon est surtout connu pour ses appareils photo, mais elle fabrique aussi des copieurs et des imprimantes. La compagnie a été fondée en 1933 avec comme but originel était de faire des recherches sur le développement d'appareils photos de qualité. En juin 1934, ils réalisèrent leur premier appareil photo, le Kwanon, nommé d'après le Guan Yin.

La société se lance sur le marché des copieurs en 1965 avec le CANOFAX 1000. Le premier copieur couleur sur papier ordinaire est lancé au milieu des années 70 et Canon développe sa première imprimante à rayon laser (LBP). En 1981, Canon introduit pour la première fois au monde la technologie à bulle d’encre, et présente l’imprimante laser la plus petite et la plus légère du monde. Dans les années 90, Canon développe le premier copieur couleur laser recto verso automatique. Canon avait alors deux activités principales en informatique : des équipements de réseau et des périphériques.

 

15. Matsushita

Matsushita, qui s’appelle depuis le début 2008 Panasonic Corporation (Panasonic était une filiale de Matsushita), est un groupe japonais spécialisé dans l'électronique grand public (téléviseurs, caméscopes, appareils photo, baladeurs, téléphones portables, etc.) et pour les professionnels (caméras professionnelles, caméras broadcast, ordinateurs portables, fax, copieurs, etc.). Elle est basée à ?saka, au Japon.

En novembre 2008, Panasonic annonce sa fusion avec Sanyo par le lancement d'une OPA et rachète 50.2 % des actions de Sanyo. Suite à une perte attendue de 4,2 milliards de dollars, la société a annoncé au début de 2009 qu'elle supprimerait 15 000 emplois entre février 2009 et mars 2010.

 

 

16. Compaq (racheté par HP en 2001)

Créé en 1982 par Rod Canion et deux autres partenaires, Compaq est une des plus belles réussites de l'informatique ayant connu l'un des taux de croissance les plus rapides. Compaq est l'abréviation de Compatibility And Quality. En 1998, Compaq rachète Digital Equipement, le champion de la micro-informatique qui absorbe le leader de la mini-informatique, deux générations d'ordinateurs qui s'entrechoquent. Mais, trois ans plus tard, à son tour, Compaq sera racheté par HP qui a eu l'intelligence de conserver la marque qui avait un très forte image.


17. NV Philips (sorti de l'informatique)
Koninklijke Philips Electronics N.V. (Électronique Royale Néerlandaise Philips S.A.), plus connu sous le nom de la société Philips est l'un des plus grands groupes mondiaux en matière d'électronique, d'électroménager d'édition musicale et d'équipement médical.

La compagnie a été fondée en 1891 par les frères Gerard et Anton Philips à Eindhoven, aux Pays-Bas. Ses premiers produits ont été des ampoules électriques et d'autres produits électrotechniques.

En 1972, Philips rejoint le consortium Unidata, projet européen lancé au début de la même année destiné à favoriser l'émergence d'une industrie informatique européenne à l'identique d'Airbus dans l'aéronautique. Inutile de dire que les résultats ont été moins probants. Les compétences des trois participants étaient valorisées : la Compagnie internationale pour l'informatique (CII) recevait la maîtrise d'œuvre l'architecture des machines et le logiciel, la technologie électronique revenait à Philips, et Siemens se chargeait des périphériques mécaniques. Valéry Giscard d'Estaing élu président en 1974 mit fin au projet en 1975 : la France dénonça unilatéralement l'accord Unidata et CII fusionna avec Honeywell-Bull.

Dans les années 1980, Philips vendit des micro-ordinateurs, ainsi que des ordinateurs familiaux compatibles. Philips a mis un terme à son activité informatique au milieu des années 2000. Philips est toujours présent de la téléphonie et fabrique des écrans informatiques et des Terminaux Point de Vente.


18. AT&T (S'est séparé de sa division informatique NCR en 1997)

AT&T s'est lancé dans l'informatique sur le plan commercial en 1984 au moment de la dérégulation intervenue aux Etats-Unis dans le secteur des télécoms. AT&T a commencé à commercialiser des systèmes informatiques qu'elle avait développé pour ses propres besoins. Dans le cadre de la convergence informatique/télécoms, AT&T a fait un pas de plus dans l'informatique en achetant NCR en 1991. Cette aventure s'arrêtera en 1997 année à laquelle elle se sépara de NCR.


19. EDS (racheté par HP en 2008)

Créé par Ross Perot - comme Perot Systems quelques années plus tard -, EDS est devenu une des plus grandes sociétés de services notamment spécialisées dans l'externalisation. EDS a été racheté par HP en 2008 qui souhaite se renforce dans les services informatiques. A la suite de cette acquisition, HP a annoncé la suppression de 25 000 emplois (20 000 ont été supprimés à ce jour). Ainsi renforcé, HP est aujourd'hui le numéro deux des services informatiques derrière IBM.


20. ICL (racheté par Fujitsu en 1990)

Un des membres du groupe des constructeurs européens Bison (Bull, ICL, Siemens, Olivetti et Nixdorf), ICL (International Computers Ltd) a été créé en 1968 d'une sorte de plan calcul à l'anglaise. ICL a noué un partenariat avec Fujitsu en 1981 pour se fournir en technologie à moindre coût et notamment étoffer sa gamme d'ordinateurs 2900, concurrent direct des 4300 d'IBM.

En 1990, Fujitsu achète 80 % d'ICL. Comme Bull en France, ICL était assez largement dépendant des commandes publiques. ICL a continué ses activités sous ce nom jusqu'en 2002, date à laquelle il a été rebaptisé Fujitsu Sevices Limited.


21. Xerox

Xerox est principalement connue comme l’inventeur du photocopieur et fabrique également des imprimantes. Dans les années 1970, le centre de recherche Xerox à Palo Alto - le Xerox PARC - invente l’interface graphique moderne et les icônes qui peuvent être contrôlées par la souris, inventée en 1963 par Douglas Engelbart. Ces idées seront exploitées dans des machines expérimentales comme l’Alto, puis commerciales comme le Star.

Rank Xerox était le nom de la filiale européenne de Xerox, étendue par la suite à l'asie et l'afrique. Le nom de Rank Xerox n'est plus utilisé depuis 1997.

En 2009, Xerox poursuit le développement de ses offres de services et nouvelle offre de services d'impression managés à destination des entreprises. Baptisée EPS (Enterprise Print Services), celle-ci permettra d'aider les professionnels à réduire leurs dépenses et améliorer la productivité de l'ensemble de leur réseau d'impression.

Avec cette nouvelle offre EPS, les entreprises peuvent bénéficier « d'une vision globale de leurs travaux d'impression, à l'échelle mondiale et sur l'ensemble de leur infrastructure, qu'il s'agisse des bureaux, des centres de production ou des collaborateurs travaillant à distance » indiquait Xerox lors du lancement de cette offre.

 


22. Sun (racheté par Oracle en 2009)
The Network is the computer, tel est le mot d'ordre de Sun Microsystems depuis sa création, mot d'ordre qui est toujours d'actualité. Dans le sillage d'Apollo Computer créé en 1980 dans la zone de la Route 128 près de Boston (racheté en 1989 par HP), Sun Microsystems a été un des pionniers des stations de travail.

Au début, ces stations, comme celles d'Apollo, étaient basées sur des processeurs Motorola 68000. Mais assez rapidement, Sun s'est lancé avec le projet Sparc dans le développement d'une architecture ouverte de microprocesseur. Pour cela, elle lance le projet Sparc International (Scalable Processor ARChitecture) qui s'appuie sur une architecture Risc qui supporte dès 1995 les données et les adresses mémoire en mode 64 bits. Sparc International regroupe Sun, Fujitsu et Texas Instruments.

 

Mais Sun a été aussi très actif dans le domaine du logiciel. Elle a, par exemple, développé le système de fichiers NFS (Network File Systems), un  protocole d'accès aux fichiers qui permet à des utilisateurs d'environnements hétérogènes la possibilité d'accéder et de partager des fichiers à distance sur le réseau. NFS s'inscrit bien dans la logique de Sun the network is the computer.

 

Mais le plus accomplissement de Sun est sans doute le développement de Java, à la fois un langage de programmation et un environnement d'exécution. Le langage a la particularité principale d'être portable sur plusieurs systèmes d'exploitation tels que Unix, Microsoft Windows, Mac OS ou Linux...

 

2004 a marqué une étape importante en permettant à Sun de mettre un terme au combat juridique qui l'opposait à Microsoft. Sun conclut donc un accord que l'on qualifier d'historique avec Microsoft censé mettre un terme à tous leurs conflits. Pour mettre fin au litige l'opposant à Sun Microsystems, sur l'utilisation du langage Java dans Windows, Microsoft a accepté de verser 700 millions de dollars pour résoudre les litiges anti-trust et 900 millions de dollars pour les litiges sur des licences. Par ailleurs, Sun et Microsoft ont accepté de se verser des royalties pour l'utilisation des technologies de chacun, Microsoft devant dès à présent verser 350 millions de dollars.

 

Sun a racheté la société MySQL éditeur de la base de données Open Source éponyme avant d'être rachetée elle même par l'éditeur de logiciel de base de données Oracle. Le rachat n'a toujours pas été validé par la Commission européenne.



23. Seagate
Créé en 1979, Seagate Technology développe et produit des disques durs. Fondée sous le nom de Shugart Technology par Alan Shugart - qui s'était fait éjecter de Shugart Associates - et Finis Conner, Seagate a été l'inventeur du ST-506, le premier disque dur 5"¼ pour ordinateur; plus récemment la société fabrique les disques durs embarqués dans la PlayStation 3 de Sony, la XBox de Microsoft, ou encore le Zen de Creative Labs.

Fin 2005 2005 Seagate annonce le rachat, en actions, pour 1,9 milliard de dollars de son concurrent américain Maxtor et sa fusion au sein de l'entreprise. Au terme de la transaction, les actionnaires de Maxtor possèdent 16 % du capital de la société issue de la fusion. Ses principaux concurrents sont Western Digital, Hitachi GST, Toshiba, Samsung et Fujitsu.


24. Wang
(racheté en 1999 par Getronics)
Wang Laboratories a été créé en 1951 par An Wang. La société était basé dans le Massachusetts dans ce qui est devenu ensuite la Route 128, un peu le pendant à l'EST de la Silicon Valley à l'Ouest. Wang a connu une très forte croissante pour devenir un des principaux constructeurs informatiques, avec une très forte spécialisation dans la bureautique.Au plus fort de son développement dans les années 80, Wang représentait un chiffre d'affaire annuel de 3 milliards de dollars et employait 40 000 salariés.

Wang s'est placé sous la protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites en 1992. Après avoir émergé de ses difficultés, Wand Laboratories est devenu Wang Global. Elle a été racheté en 1999 par la société hollandaires Getronics.

25. Nihon Unisys
Dans le sillage de la création d'Unisys réunissant Burroughs Sperry Univac, Nihon Unisys est le résultat de la fusion de Nippon Univac Kaisha Ltd et de la filiale de Burroughs pour former alors la 5e compagnie informatique du Japon. Nihon Unisys était détenu à 33% par Unisys, 33% par Mitsui et le tiers restant étant coté à la bourse de Tokyo. Au début de sa création, Nihon Unisys fabriquait 10 % de ses matériels, en importait 40 % et 50 % provenant de d'autres constructeurs japonais. 

Aujourd'hui, Nihon Unisys emploie 4500 salariés et propose des matériels, des services de consulting, d'outsourcing...

 

26. Amdahl (racheté par Fujitsu en 1997)
Fondée par Gene Amdahl en 1970, Amdahl Corporation s'est spécialisée dans les ordinateurs compatibles IBM. Amdahl a été un constructeur majeur de mainframes et plus tard de systèmes Unix, de systèmes de stockage et de télécommunications. Amdahl a été un concurrent important d'IBM et a détenu jusqu'à 24 % du marché des mainframes. Gene Amdahl a quitté l'entreprise en 1980, et la société a été rachetée par Fujitsu en 1997.

Amdahl a notamment bénéficié de la transition vers la technologie CMOS qu'a opéré IBM au début des années 90. Amdahl produisait des machines sur des semiconducteurs à technologies bipolaires. En 2000, Fujitsu a abandonné la course et indiqué qu'elle ne souhaitait pas poursuivre la concurrence avec IBM dans le développement de systèmes 64 bits.


27. NTT

A la fin des années 80, NTT a créé une filiale spécialisée dans les équipements de réseaux baptisée NTT Data Communications Systems Corp qui commercialisait des équipements de réseaux, du logiciel et des services, pour un total d'environ 1,5 milliard de dollars.


28. Mitsubishi

En 1990, Mitsubuishi était crédité d'un chiffre d'affaires de 1,2 milliard de dollars répartis en mainframes, minis, micro, équipements de réseaux, périphériques.

Créée en 1869, Mitsubishi est d'abord une entreprise de transport maritime exploitant des bateaux à vapeur. À partir de la fin du XIXe siècle, la compagnie entre dans une phase de diversification qui aboutira à la création de trois entités :
- Mitsubishi Bank est une banque fondée en 1919. Après sa fusion avec la Bank of Tokyo en 1996, le groupe est devenu la première banque du Japon.
- Mitsubishi Corporation, fondée en 1893, sert au financement interne du groupe.
- Mitsubishi Heavy Industries rassemble les activités industrielles du groupe : Mitsubishi Motors, Mitsubishi Atomic Industry, Mitsubishi Chemical, Nikon, Mitsubishi Electric et Mitsubishi Precision qui développe des systèmes de navigation, de simulation et de gestion de parking.
Mitsubishi Group regroupe plus de 260 sociétés diverses, participe pour 10% dans le PIB du Japon. Mitsubishi n'est plus impliqué dans l'informatique.

29. Oki Electrics Industry

Aujourd'hui Oki est principalement présent sur le domaine des périphériques, surtout des imprimantes. En 1990, Oki représentait environ 1,5 milliard de dollars de chiffre d'affaires dont les deux tiers dans les périphériques. Aujourd'hui propose une gamme assez large de périphériques : multifonctions, imprimantes monochrome et couleurs, télécopieurs, des imprimantes matricielles, des imprimantes de tickets de caisse et des terminaux point de vente.


30. Memorex-Telex (racheté par Imation en 2006)

Memorex a été créée en 1961 et est la première compagnie indépendante à commercialiser des lecteurs de bandes magnétiques et des disques magnétiques. En 1968, elle est la première à proposer des disques magnétiques compatible IBM.

En 1981, Memorex est racheté par Burroughs qui revend l’année suivante la marque à Tandy. Burroughs sort du marché OEM des disques et revend l’activité disques à Toshiba. Après le rachat de Sperry par Burroughs qui donne naissance Unisys, Memorex est cédé en tant Memorex Media, Telecommunications and International qui devient alors Memorex International NV. C’est ensuite la fusion avec Telex qui donne Memorex-Telex. Après différents soubresauts, Memorex fini son existence en 2006 en étant racheté par Imation et reste une marque de divers produits d’électroniques grand public.

31. Alcatel (devenu Alcatel-Lucent en 2006)
Alcatel a disparu en tant que tel en 2006 lors de sa fusion avec l'américain Lucent. Alcatel-Lucent est le nom de la société née en 2006 de la fusion entre Alcatel et Lucent Technologies. En février 2007, c'est le deuxième équipementier télécoms et réseaux au niveau mondial derrière l'américain Cisco Systems, mais devant le suédois Ericsson, et le germano-finlandais Nokia Siemens Networks.

La fusion entre les deux sociétés a été effective depuis le 1er décembre 2006. L'annonce du rachat de Lucent par Alcatel avait été publiée le 2 avril 2006, cinq ans après une première tentative avortée. La répartition actionnariale étant de 60 % pour Alcatel, et de 40 % pour Lucent. En 2007, le groupe est secoué par un conflit social majeur suite à l'annonce d'importantes suppressions d'emplois. Devant les mauvais résultats du groupe, et une fusion qualifiée d'échec, Serge Tchuruk et Patricia Russo ont annoncé leur départ de la tête du groupe le 29 Juillet 2008.

32. Tandem (racheté par Compaq en 1997)

Tandem Computers a été créé en 1974 par un groupe d'ingénieurs de Hewlett-Packard, dont James Treybig avec comme objectif la création de systèmes informatiques tolérant aux pannes.
Ses clients venaient surtout du domaine des finances (bourses, banques, assurances, distributeurs automatiques) où l'informatique est l'outil de production et non seulement de gestion. Les systèmes Tandem utilisent une architecture appelée NonStop, fondée sur la redondance des processeurs, des disques, et des cartes de réseau et des circuits internes.

Tandem Computers débuta par la conception de ses propres processeurs dans les années 1970 mais migra vers des processeurs standards dans les années 1990. La société a été rachetée en 1997 par Compaq, ce dernier était lui même racheté par Hewlett-Packard et la gamme NonStop, rebaptisée depuis Integrity NonStop.

 



33. TRW (racheté par Northrop Grumman en 2002)
TRW est une entreprise américaine dont les activités sont centrées sur le secteur de la défense mais s'étendent également à la construction automobile et au secteur aérospatial.

En 2002 TRW est racheté par la société Northrop Grumman à la suite d'une OPA hostile de 7,8 milliards $. Northrop-Grumman conserve l'activité de défense. La branche automobile TRW Automotive Holdings héritée du rachat de Lucas est cédée au groupe Blackstone. TRW Aeronautical Systems, également ancienne branche de Lucas est reprise par Goodrich Corporation.


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