Que sont devenus les fournisseurs informatiques (2e partie)
Vingt ans après
Publié le Lundi 1 Février 2010
Dans ce milieu du classement, on trouve Microsoft à la 42e place avec un chiffre d’affaires de 1,5 milliard de dollars. En 20 ans, Microsoft a donc connu une croissance moyenne supérieure à 20 % par an. Ce qui lui a permis de devenir le numéro Un du logiciel, assez largement devant IBM. En 1990, IBM était pourtant largement en tête sur ce marché du logiciel avec un chiffre d’affaires de près de 10 milliards de dollars, plus de 6 fois le chiffre d’affaires de Microsoft. Par Guy Hervier.
1990 a été une annonce importante pour Microsoft avec l’arrivée de Windows 3.0, la première interface graphique au-dessus de MS-DOS réellement exploitation et doté de nombreuses applications. Windows sera décisive dans l’évolution de Microsoft. Cela lui permettra de s’imposer définitivement sur le poste du travail après une coopération avec IBM qui s’est ensuite transformé en lutte fratricide. IBM ayant tenté de s’imposer avec OS/2 qui se révéla quelques années plus tard comme un cuisant échec. Malgré quelques tentatives, IBM n’a jamais réussi à s’imposer sur le poste de travail, tant au niveau applicatif que du système d’exploitation. IBM a annoncé l'arrêt définitif d'OS/2 à la fin 2005. Le support a été stoppé en décembre 2006.

L’exercice 2009 (clos le 30 juin 2009) a aussi été un exercice historique dans la mesure où pour la première fois depuis sa création en 1975, l’éditeur de Redmond voit ses chiffres d'affaires annuel et trimestriel reculer. La chute des ventes de logiciels et de services, d'une année sur l'autre, est telle qu'elle entraîne un recul annuel du chiffre d'affaires de Microsoft de 3,3%. Le bénéfice net demeure largement positif, même s'il subit également un recul de près de 30 % au quatrième trimestre et de 18% sur l'ensemble de l'exercice.
Oracle est aussi présent dans ce milieu de classement, la firme de Larry Ellison venant de franchir le seuil du milliard de dollars de chiffre d’affaires. 20 ans plus tard, après une croissance interne et des rachats successifs dont Siebel, Peoplesoft et très récemment Sun. Avec ce dernier, Oracle change de métier en devenant fournisseur de matériel. Ainsi renforcé, Oracle entend devenir un fournisseur global et proposer au marché des systèmes intégrés comprenant serveur, stockage, réseaux et même applications.

On trouve également Commodore et Tandy, deux des pionniers de la micro-informatique : le premier avec le PET et le second avec le fameux TRS-80. A la différence d’Apple qui connaît une destinée brillante, malgré quelques périodes difficiles, Tandy et Commodore ont disparu du marché informatique.
Figurant dans ce milieu de classement figure aussi Intel qui est un des grands gagnants de l’industrie informatique. Compagnon de Microsoft dans l’attelage Wintel, Intel était face au problème que ses produits étaient enfouis dans des matériels vendus par d’autres. Intel a eu alors l’idée de la campagne digne de l’œuf de Christophe Colomb (il suffisait d’y penser) : Intel Inside. Sur l’exercice 2009, Intel a réalisé 35 milliars de dollars de chiffre d’affaires.
34. Ricoh
Ricoh Company, Ltd ou Ricoh, est une compagnie japonaise qui a été fondé le 6 février 1936 par Riken Kankoshi Co., Ltd. Ricoh fabrique des produits électroniques, des appareils photos et de l'équipement de bureau, comme des photocopieurs, des fax et des imprimantes, ainsi que des consommables (CD/DVD).
35. Andersen Consulting (devenu Accenture en 2001)
En 1989, Andersen Consulting, activité conseil d'Arthur Andersen (fondée en 1913), se sépare de sa société mère. Arthur Andersen et Andersen Consulting fonctionnent de manière totalement indépendante détenues par leurs associées.
Andersen Consulting a été rebaptisée Accenture (contraction de Accent on the future) le 1er janvier 2001. Accenture est un des plus grands cabinets de conseil qui emploie environ 180 000 salariés dans plus de 120 Pays. Ce cabinet intervient dans des activités de conseil en stratégie et en organisation, en développement et mise en oeuvre de système d'information et en externalisation. Depuis le 1er septembre 2009, le siège d'Accenture est basé à Dublin, en Irlande.
36. ADP
Créé en 1949 sous le nom Automatic Payroll, ADP (Automatic Data Processing) s'est spécialisée dans la fourniture de services externalisés dans le domaine de la paie, des ressources humaines, de taxes... Avec un chiffre d'affaires d'environ 8 milliards de dollars, ADP fait état de près de 600 000 cliens dans le monde.
ADP s'est introduit en bourse en 1961 au prix de 3 dollars l'action, elle se situe actuellement aux environs de 43 dollars.
37. Capgemini
Capgemini a été créée par Serge Kampf (alors directeur régional de Bull) le 1er octobre 1967 à Grenoble sous le nom de Sogeti (Société pour la gestion de l'entreprise et traitement de l'information). En mars 1973 : En toute discrétion, Serge Kampf rachète à titre personnel, la participation à 15% dans la banque La Henin (groupe Suez) de l'un de ses principaux concurrents, le groupe CAP (Centre d'analyse et de programmation), fondé en 1962. L'arrivée de Serge Kampf dans le capital provoque des tensions au sein du CAP, aggravant les conflits entre les actionnaires. En 1974, CAP et Sogeti fusionnent pour donner Cap Sogeti. En 1974, elle procède à l'acquisition de Gemini Computer Systems, une SSII américaine présente en Europe. Au 1er janvier de l'année suivante, les deux sociétés fusionnent pour donner naissance au groupe Cap Gemini Sogeti (CGS).
En 1988, IBM tente de racheter Cap Gemini Sogeti, leader européen et numéro 5 mondial des services informatiques, où IBM est encore peu présent. Bien que les négociations soient poussées, elles n'aboutissent pas.
De 1970 à aujourd’hui, Capgemini a racheté une cinquantaine de sociétés parmi lesquelles CAP, Bossard Consultants, DASD, Sesa, CGA Computers, Data Logic, Gamma International, Ernst & Young Consulting, Transiciel, Kanbay International, Getronics PinkRoccade Business Application Services.
38. CSC
Computer Sciences Corporation (CSC) est une société de services informatiques basée en Virginie aux États-Unis. Elle a été créée en 1959 par Fletcher Jones et Roy Nutt. La compagnie se développa rapidement et devint, en 1963, la première compagnie de logiciels informatiques cotée en bourse.
CSC est la troisième SSII mondiale derrière IBM et EDS avec 14,8 milliards de dollars américain de chiffres d'affaires en 2004. Elle comptait environ 92 000 personnes en 2008 dont 5000 en Europe.
39. C. Itoh
Opérant sous le nom de C. Itoh jusqu'en 1992, Itochu Corporation est l'une des plus grande et plus ancienne Sogo shosha (maisons de commerce qui servent d'intermédiaire dans les échanges commerciaux). Elle est basée à ?saka, au Japon. Parmi les différentes activités couvertes, cette société japonaise était présente dans le domaine de l'impression.
40. Seiko Epson
Créé en 1985, Seiko Epson Corporation résulte de la fusion de Suwa Seikosha Co., Ltd. and Epson Corporation merged to form Seiko Epson Corporation. L'histoire d'Epson s'étend sur plus de cent ans. Elle commence avec l'horlogerie se poursuit avec l'invention de la première montre à quartz du monde, pour développer aujourd'hui dans de nombreuses technologies. Dans le domaine de l’informatique, Seiko fabrique principalement des imprimantes (jet d'encre, multi fonctions, laser et matricielles) et des scanners. Pendant quelques années, Epson était également présent sur le segment des PC.
41. Prime Computers (racheté par PTC)
Créé en 1972 a Natick dans le Massachusetts, Prime Computer était un des leaders de la mini-informatique avec Digital, Data General, HP... En 1989, Prime a souhaité renforcé sa présence dans le secteur de la CAO en rachetant Computervision pour 300 M$. Elle a fait elle-même l'objet d'une tentative de rachat par MAI Basic Four. Elle a réussi a s'en sortir en se faisant racheté par la société d'investissement Whitney. Alors que des activités ont été arrêtées, l'entreprise a été rebaptisée Computervision. En 1998, cette dernière a été racheté par Parametric Technology Corporation (PTC).
42. Microsoft
Créé en 1975, Microsoft est le premier éditeur de logiciel du monde avec un chiffre d'affaires de 60 milliards de dollars de chiffre d'affaires. En 20 ans, Microsoft a multiplié son chiifre d'affaires par 40 là où IBM ne l'a augmenté que de 50 %. Microsoft est désormais impliqué sur presque tous les segments du logiciel, allant des systèmes d'exploitation aux applications de gestion.
A l'occasion de la sortie de Windows 7, une annonce stratégique pour Microsoft, ITRmanager a publié le Dossier Microsoft 2009. Ce dossier, publié entre mars et octobre 2009, fait le point sur les évolutions récentes de la stratégie de Microsoft concernant principalement son offre destinée aux entreprises.
Ce document unique s'ouvre sur une analyse des principaux défis auxquels est confronté l'éditeur et se poursuit par un examen détaillé de l'offre du poste client, de l'infrastructure serveur, de la stratégie « cloud » avant de conclure sur la stratégie plate-forme et développement.
Pour télécharger le dossier Microsoft 2009 publié par ITRmanager
43. Conner Peripherals (Racheté par Seagate en 1996)
Conner Peripherals est née en 1986 de la fusion d'une société créée par Finis Conner - un des fondateurs de Seagate - et MiniScribe, toutes spécialisées dans le développement disques durs. Les deux entreprises travaillaient au développement de disques au format 3,5 pouces. Conner Peripherals a bénéficié d'un financement de Compaq qui fut un des principaux clients.
Conner Peripherals se lança dans l'activité de lecteurs de cassettes en rachetant Archive Corp. En 1996, L'entreprise a été racheté par Seagate.
44. Computer Associates (devenu CA)
Computer Associates International est un éditeur de logiciels créée par Charles Wang principalement en environnement mainframes. Pendant longtemps, Computer Associates s'est développé principalement en rachetant d'autres sociétés.
En février 2006, Computer Associates s'est rebaptisée CA, Inc et est le 5e éditeur de logiciels et emploie environ 16 000 salariés dont plus de 5000 développeurs.
Nous avons une vision claire de l'avenir de l'informatique, que nous avons baptisée EITM™ (Entreprise IT Management). Elle résume la façon dont les entreprises peuvent gérer leurs systèmes, leurs réseaux, la sécurité, le stockage, les applications et les bases de données de manière sécurisée et dynamique tout en développant leurs investissements informatiques existants à leur propre rythme, sans devoir les remplacer.
45. Nokia
Nokia est une entreprise très particulière en Finlande : avec un chiffre d’affaire de 50,7 milliards d’euros en 2008, elle représente 27,5 % du PIB du pays. Une telle entreprise aux Etats-Unis réaliserait 4 000 milliards de dollars de chiffre d’affaires. Rappelons qu’HP, numéro 1 du secteur informatique, a réalisé 114 milliards de dollars en 2008. Même, Walmart qui est la plus grosse entreprise américaine « n’a réalisé que » 404 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2009.
Le groupe Nokia est né en juin 1966 de la fusion de trois industries remontant au XIXe siècle et portant déjà ce nom : papeterie, caoutchouc et câbles. La firme se lance dans les téléviseurs dans les années 1970, mais continue à être un conglomérat « touche à tout », d'envergure modeste.
Le décollage de la marque se fait en 1992 lorsque le groupe se débarrasse de toutes ses activités, pour n'en conserver qu'une seule, la téléphonie mobile, encore balbutiante. Le groupe fait alors le pari que le téléphone mobile peut toucher des centaines de millions de personnes à travers le monde, pour peu que son prix baisse suffisamment. À l'époque, la plupart des industriels des télécommunications estiment que la technologie mobile, déjà connue et développée, ne peut bénéficier qu'à une clientèle limitée.
Pour pallier l'étroitesse du marché financier finlandais, Nokia se fait coter dès 1994 sur le Nasdaq. L'action a vu son prix multiplié par 600 entre 1992 et 2000, période pendant laquelle le groupe a multiplié son chiffre d'affaires par 8 et son bénéfice par 12 (après plusieurs années de pertes lors des efforts d'investissement dans le téléphone mobile).
Le 18 juin 2006, Nokia et Siemens AG annoncent la fusion de leurs activités de télécommunications, donnant ainsi naissance à un géant mondial : Nokia Siemens Networks.
Les deux firmes européennes Nokia et Siemens ont décidé de fusionner leurs divisions équipements de réseaux pour former une joint-venture 50/50 qui représentera un chiffre d’affaires de près de 16 milliards d’euros : 6,5 milliards pour Nokia et un peu plus de 9 milliards pour Siemens. La nouvelle entité est baptisée Nokia Siemens Network. C’est une étape de plus dans la consolidation du marché des télécommunications. La dernière opération en date n’est pas si loin puisqu’elle remonte à mars dernier et concerne la fusion entre le Français Alcatel et l’Américain Lucent.
Sur les deux dernières années, le montant global des fusions & acquisitions s’est établi à environ 200 milliards de dollars. Un peu plus tôt cette année, AT&T (l’ancien SBC Communications qui avait racheté l’opérateur historique AT&T et gardé son nom beaucoup plus connu que le sien, puisqu'il fut un temps où toutes les factures de téléphone des américaines étaient établies par AT&T) a racheté l’opérateur BellSouth pour la somme astronomique de 67 milliards de dollars.
Malgré la taille plus importante de l’activité opérateur de la division de Siemens, la nouvelle joint-venture entre Siemens et Nokia sera réalisée à parité 50/50 et la nouvelle structure sera basée en Finlande, au siège de Nokia. Trois divisions sur les cinq que comportera cette nouvelle organisation seront basées à Munich. L’activité de Siemens concernée par cette fusion appartient à la division télécoms de Siemens qui est la plus importante et représente un chiffre d’affaires de 13,1 milliards d’euros.
Cette fusion permet à Nokia Siemens Networks de devenir le numéro trois mondial en équipements de réseaux pour opérateurs, tout juste derrière Lucent/Alcatel et Ericsson & Marconi. A la faveur des différentes fusions et acquisitions, les trois premiers se détachent assez largement de leurs suivants.
46. Data General (rachetée par EMC en 1999)
Data General était l'un des premiers constructeurs de mini-ordinateurs. Trois de ses fondateurs dont Edson de Castro étaient d'ancien employés de Digital Equipment. Le Nova, une machine 16 bits a été leur premier machine. Elle fut suivi des familles Supernova et Eclipse, deux gammes de produits 32 bits. Data General avait une activité OEM importante.
Data General rata le virage de la micro-informatique. Elle fut pourtant l'un des pionniers dans le domaine des portables en lançant le DG One en 1984. A partir des années 90, elle connut un lent déclin et fut racheté en 1999 par EMC essentiellement pour ses produits de stockage.
47. Nortel Networks (vente par morceaux en 2009)
Les origines de la société remontent à 1895 lorsque l'opérateur Bell a créé la filiale baptisée Northern Electric and Manufacturing Company Limited pour y accueillir ses activités de fabrication d'équipements au Canada.
Ensuite, la société à pris les raisons sociales suivantes :
- Northern Electric Company Limited en 1914 (après la fusion avec la Imperial Wire and Cable Company) ;
- Northern Telecom en 1976 ;
- Nortel Networks à partir d'avril 1999 après la fusion avec Bay Networks, puis Nortel Networks Corporation.
En janvier 2009, elle s'est mise à l'abri de ses créanciers et a entamé une importante restructuration, dont la vente d'une partie de ses actifs à Nokia Siemens Networks en juin 2009. Les transactions sur son titre ont été suspendues en juin 2009, car il valait moins que 1 dollar. En juillet 2009, Nortel Networks a cédé l'un de ses divisions à Avaya au montant de 475 M$.
En juillet 2009, Nortel cède sa division Carrier Networks en la mettant aux enchères. Ericsson a fait la meilleure proposition, mais la cession de la division devait être approuvée par le juge américain responsable de la faillite de Nortel. En décembre 2009, Nortel a obtenu l'approbation des tribunaux pour la cession de certaines de ses activités, dont ses divisions de réseaux optique et de transport Ethernet à Ciena, ses activités GSM en Amérique du Nord à Ericsson, ses activités GSM hors Amérique du Nord, et activités GSM-R à la société Kapsch.
48. Tandy
L'entreprise fut fondée en 1919 sous le nom de Tandy. Elle commença par fabriquer des souliers en cuir. Par la suite elle lança une série d'articles de cuir à faire soi-même, comme les kits d'appareils électroniques et d'informatique que la compagnie lancera plus tard.
Tandy acheta RadioShack en 1947, une entreprise américaine de vente de produits et de composants d'électronique.
Au fil des ans, l'entreprise a vendu des produits de grands fabricants d'électronique mais aussi les siens, sous différentes marques. Dans les années 1970, Tandy diffusa du matériel Hi-fi, et surtout produisit en 1977 le fameux TRS-80, un des trois premiers micro-ordinateurs avec l'Apple II et le PET de Commodore. En 1985 Tandy lance une gamme d'ordinateurs compatibles IBM PC, les Tandy 1000. En 1993, Tandy quitte le territoire français. En 2000, Tandy changea sa raison sociale en RadioShack.
49. StorageTek (racheté par Sun en 2005)
Fondée en 1969 par 4 anciens d'IBM, StorageTek (StorageTek ou STK) s'est développée dans les années 80 dans le domaine des bandes et cartouches de sauvegarde ; STK est surtout connu pour ses librairies de sauvegarde automatisées présentes dans de nombreux centres informatiques.
StorageTek a été racheté par Sun en 2005 qui souhaitait se développer dans le domaine du stockage et sa ligne de produits avait été rebaptisée Sun StorageTek.
50. Control Data (rachetée par BT)
Control Data est une entreprise américaine pionnière dans la fabrication de supercalculateurs créée en 1957 à Minneapolis dans le Minnesota (États-Unis) par des scientifiques américains issus des centres de recherche de la Navy, dont Seymour Cray (ce dernier fonda en 1972 la société Cray Research) et Wililam Norris. Control Data a développé les supercalculateurs superscalaires de la gamme Cyber mais aussi des mainframes.
En 1983, Control Data perdait des parts de marché et son patron fondateur, William Norris décida de créé ETA Systems, une spin-off uniquement spécialisée dans les supercalculateurs.
Au travers de Magnetic Peripherals Inc (MPI), une joint-venture avec Honeywell et Honeywell, CDC est devenu un acteur majeur dans le domaine des disques. Elle fut en particulier un des leaders des disques 14 pouces. CDC développa en partenariat avec Shugart Associates une ligne de produits 8 pouces qui fut l'occasion pour de nombreuses start ups de se lancer dans l'aventure des disques, en particulier Micropolis, Atasi, Maxtor, and Quantum. CDC a été à l'origine avec Compaq et Western Digital de l'interface ATA (Advanced Technology Attachment).
En 1988, MPI devint indépendante sous l'appellation Imprimis qui fut rachetée l'année suivante par Seagate. Le reste fut rebaptisée Control Data Systems Inc et fut intégré quelque temps plus tard dans Syntegra USA, la filiale américaine de BT spécialisée dans les services.
51. Oracle
La légende veut que Larry Ellison a eu écho d'un article paru dans l'IBM Research Journal sur les développements réalisés sur le projet de base de données relationnelle System R. Il fonda peu après, en 1997, la société Software Development Laboratories devenue deux ans plus tard Relational Software, Inc. (RSI) et a introduit son premier produit, le SGBD/R Oracle. Le R était nécessaire pour qualifier le produit car à l'époque les SGBD qui dominaient étaient conçus selon les modèle hiérarchiques ou réseau. En 1983, RSI s'est rebaptisé du nom de son produit.
Ensuite, pendant dix ans, Oracle est resté une firme monoproduit qui s'est concentrée sur le développement de sa base de données. Avec une étape majeure en 1983 au cours de laquelle Oracle entreprend la réécriture de son SGBD en langage offrant ainsi une plus grande portabilité sur les mainframes, les mini-ordinateurs (un mot qui a totalement disparu des tablettes) et des PC.
1987 marque un tournant stratégique pour Oracle puisque Larry Ellison prend la décision de s'aventurer sur le marché des applications de gestion d'entreprise. Vingt ans plus tard, Oracle est le numéro 2 de ce marché et dispute âprement le leadership à l'allemand SAP.
A la mi-95, Oracle entend participer au développement des technologies Internet. Larry Ellison essaie de jouer un rôle de précurseur et Larry Ellison dévoile le concept de Network Computer (une marque déposée par Oracle), sans réel succès d'ailleurs. Le NC est une machine qui bénéficie d'une intelligence locale très réduite par rapport au PC (même celui de l'époque) : unité centrale, carte réseau, carte graphique, écran et souris. Le principal rôle était de pouvoir naviguer sur Internet et éventuellement de mettre en oeuvre des applications rapatriées localement.
Oracle continue d'annoncer des nouvelles versions de sa base de données : 7, 8, 9, 10g et 11g, le g signifiant grid. Avec, à chaque nouvelle version, des fonctionnalités plus avancées. Mais ce qui caractérise Oracle ces quelques dernières années, est un appétit insatiable qui se traduit par des rachats à répétition, de grosses comme de petites sociétés. Le plus spectaculaire étant celui de PeopleSoft qui s'est réalisé au terme d'une bataille serrée. En décembre, Oracle rachetait PeopleSoft après 18 mois d'argutie pour la modeste somme de 10,3 milliards de dollars. Conséquence sans appel, en janvier, Oracle annonçait qu'il supprimait 5 000 postes, soit 10 % des salariés du nouvel ensemble. Oracle éliminait ainsi un des plus importants concurrents du marché des ERP.
Oracle a également procédé à l'acquisition de Sun en prioie à des difficultés depuis plusieurs années. Le montant de la transaction a été établi à 9,5 dollars l'action valorisant Sun à 7,4 milliards de dollars, soit une prime de 42% par rapport à la capitalisation boursière actuelle de la firme de Santa Clara. Oracle a donc soufflé la politesse à IBM qui avait été le premier sur les rangs pour cette acquisition mais qui ne l'aurait pas conclue pour des raisons liées au montant de l'offre.
Cette acquisition est différente de toutes celles réalisées par Oracle précédemment dans la mesure où elle fait entrer la firme de Redwood City sur le marché du matériel, principalement serveurs et système de stockage pour lequel elle n'a aucune expérience. Cette acquisition n'a pas encore obtenu l'aval de la Commission européenne dont le jugement devrait être rendu fin janvier.
52. Intergraph
Intergraph a été créée en 1969 à Huntsville (Alabama) par d'anciens ingénieurs d'IBM sous le nom M&S Computing avec comme objectif initial de développer des systèmes graphiques interactifs. La société a pris le nom Intergraph en 1980 et est entrée au Nasdaq en 1981. Après avoir construit ses propres systèmes basés sur des mini-ordinateurs Vax de Digital, et d'utiliser ses propres composants - en particulier le Clipper acquis à Fairchild Semiconductor -, Intergraph s'est concentré uniquement sur le logiciel. Intergraph est organisée en deux divisions : Process, Power & Marine (PP&M) et Security, Government & Infrastructure (SG&I). La première propose des logiciels d'ingénierie dédiés à la conception, la construction et l'exploitation d'usines, de navires et de plates-formes offshore et la seconde des solutions géospatiales dédiées aux marchés de la sécurité, des administrations et des infrastructures. En 2008, Integraph a réalisé un chiffre d'affaire de 600 M$.
53. Commodore (rachetée par l'allemand Escom en 1995)
Pionnier en 1977, Commodore lança d'abord une machine intégrée à usage personnel, sous la dénomination de Commodore PET 2001. Ce Personal Electronic Transactor (un jeu de mot (en anglais) : « animal de compagnie ») était conçu par Chuck Peddle comme un boîtier monobloc, incorporant clavier, écran de taille réduite et lecteur de cassettes, le premier micro-ordinateur prêt à fonctionner dès son branchement au secteur.
En 1994, dans l'incapacité de renégocier les échéances de ses prêts, Commodore International, basé dans le paradis fiscal des Bahamas, annonça qu'il fermait ses portes. La liquidation de ses filiales nationales dura des mois du fait de la structure indépendante de celles-ci. Seule Commodore UK (Grande-Bretagne) réalisait des profits. Le 20 avril 1995, un an plus tard, les stocks et brevets de Commodore furent vendus à la société allemande Escom pour une somme de 10 à 12.5 millions de dollars. À l'été 1996, Escom elle aussi devait cesser ses activités, et ainsi mettre un terme à l'aventure Commodore.
S’en est suivi une période durant laquelle la société a été vendue puis revendue à différentes sociétés, mais l’année 2007 marque le retour de Commodore.
54. Intel
Intel aurait pu s'appeler différemment. Au début, sans doute inspirés par Hewlett-Packard, les deux fondateurs Bob Noyce et Gordon Moore étaient partis sur l'idée simple de baptiser leur compagnie « Moore-Noyce ». Mais lorsqu'elle est prononcée, cette appellation se rapprochait trop de More Noise, ce qui n'était pas du tout adapté pour une société d'électronique ou le bruit est un des ennemis à pourchasser. Ils ont donc utilisé MN Electronics avant de faire le choix d'INTegrated Electronics ou Intel dans sa version courte qui s'imposera. Mais, petite difficulté à résoudre pour cela, les deux fondateurs ont du racheter les droits de ce nom qui était déjà utilisé par une chaîne d'hôtel. Andy Grove a rejoint les deux fondateurs et a été le quatrième employé de l'entreprise.
Lors de sa création, le 18 juillet 1968, la société s'était donnée pour mission de développer en masse des mémoires à semiconducteur, tâche plutôt difficile car les mémoires basées sur le Silicium étaient encore 100 plus coûteuses que les mémoires à tores de ferrite. Mais, elles présentaient de nombreux avantages : tailles plus petites, performances plus élevées et consommation réduite (on ne parlait pas encore d'informatique verte !).
Puis le hasard a orienté Intel dans des directions un peu différentes. Le constructeur japonais Busicom (Business Computer) a demandé à Intel de concevoir une série de 12 circuits intégrés pour des calculateurs programmables à haute performance. Tous les composants logiques (ceux qui effectuent des calculs et exécutent des programmes par opposition aux composants mémoires qui ne font que stocker des données). Leur taux d'utilisation était donc réduit aux systèmes pour lesquels ils étaient conçus.
C'est alors que Ted Hoff (numéro 12 chez Intel et titulaire d'un PhD de l'université de Stanford) a eu l'idée plutôt lumineuse de développer un circuit intégré à vocation universelle capable d'assurer toutes les tâches en association avec les mémoires. Le premier microprocesseur est né - le 4004 - et Ted Hoff est conscient des capacités quasi infinies de cette innovation. Le problème est que c'est Busicom qui en détient les droits. Le concepteur d'Intel pousse les responsables de son entreprise à les racheter. Certains y voit un danger de se disperser dans le développement de plusieurs produits. Mais, il réussi à convaincre le tout nouveau directeur commercial, Ed Gelbach, qui venait de Texas Instruments. Au final, les responsables d'Intel ont alors eu l'idée que les microprocesseurs seraient un moyen de vendre plus de mémoire. Autre heureux concours de circonstances, la société Busicom avait des problèmes financiers et a accepté de céder les droits pour 60 000 dollars.
Mais ce n'est pas vraiment avec le 4004 ou ces deux suivants, les 8009 et 8080, qu'Intel fera fortune. C'est avec le 8086 et surtout sa variante le 8088 qu'Intel se met en selle. Le 8086 est doté de 2 registres de 16 bits et d'un bus externe de 16 bits alors que le 8088 possède un bus externe de 8 bits. C'est ce dernier qu'IBM choisira pour son premier PC qu'il est moins cher.
Gordon Moore est connu dans un cercle plus large pour sa fameuse loi de Moore ou plutôt ces deux versions. La première version de la loi de Moore - celle formulée dans Electronics Magazine - prévoyait un doublement tous les ans du nombre des composants (qui incluait à l'époque des transistors et des résistors) sur chaque puce, impliquant une augmentation des performances des processeurs d'un même facteur. En 1975, Gordon Moore révisait sa loi de manière plus prudente en postulant un doublement tous les 24 mois.
Ironie de l'histoire, c'est IBM qui a donné le coup de pouce (décisif ?) à Intel d'un côté et Microsoft de l'autre en les associant au développement de l'IBM PC. Aujourd'hui, Microsoft est le numéro Un du logiciel et Intel est le numéro Un des semiconducteurs, IBM a déserté le marché des PC.
Après s'en est suivi la longue litanie des produits qui furent Inside les PC : 80186, 80188, 80286, 80386 · 80486 (486SL, 486SX, 486DX) / Pentium, Pentium Pro, Pentium II, Celeron, Xeon, Pentium III, Pentium, Pentium 4-M, Pentium M, Pentium D, Pentium Extreme Edition, Pentium Dual Core, Core 2 et Core 2 Extreme.
Au niveau de l'appellation, les premiers empruntaient aux Peugeot (chiffres) alors que les seconds sonnaient comme des Renault (noms). Le changement a été motivé par le fait qu'un nombre ne peut pas être protégé par une marque déposée. Intel a donc substitué des nombres par des noms pour qualifier ses microprocesseurs.
Au-delà de la simple évolution technologique qui a suivi la loi de Moore quarante durant, certains microprocesseurs ont marqué un changement stratégique.
Ce fut le cas du 80386, premier microprocesseur 32 bits. Mais surtout, c'est à cette occasion qu'Intel sous l'impulsion d'Andy Grove s'est spécialisé dans les microprocesseurs abandonnant la fabrication de mémoires (DRAM et ses cousines SRAM...) qui était assez largement passée sous la domination des firmes japonaises. Andy a pris aussi une autre décision stratégique consistant à ne plus faire fabriquer sous licence ses microprocesseurs. A l'époque, Zilog (une filiale d'Exxon entre 1980 et 1988) et AMD fabriquaient des clones de 8080. Pour rassurer les clients, Andy Grove avait décidé de distribuer la production sur plusieurs unités de fabrication à Santa Clara (en plein cœur de la Silicon Valley), à Hillsboro en Oregon et à Phoenix en Arizona.
En 1993, Intel décide de développer une architecture 64 bits destinée à succéder à celle des x86. Pour cela, il s'est associé avec HP dans un vaste programme de Recherche et développement qui a débouché en 2001 sur la naissance de l'Itanium. Les résultats ne furent pas à la hauteur des espérances et les performances de l'Itanium n'étaient pas au rendez-vous. Par ailleurs, ce nouveau microprocesseur qui nécessitait une réécriture des applications a du affronter la dure concurrence des extensions 64 bits d'abord des microprocesseurs AMD qui a pris un temps une longueur d'avance et ensuite de ses propres lignes de produits. L'Itanium continue son existence et est principalement destiné à équiper les serveurs haut de gamme.
Un autre virage stratégique concerne l'apparition des microprocesseurs multicœurs. Pendant longtemps, les performances étaient améliorées par la simple augmentation de la vitesse d'horloge. Qu'on en juge, le 8088 était cadencé à 4,77 Mhz, le Pentium 4D, alias Prescott, avait une vitesse d'horloge de 3,6 GHz. C'est alors que les développeurs ont été confrontés aux lois de la physique et ont rencontré des problèmes de dissipation calorifique, de consommation électrique... Ils ont donc explorer une nouvelle voie : celle des composants à plusieurs cœurs. Intel a annoncé récemment des quadricœurs (ou plutôt deux fois deux cœurs) tout comme AMD.
Depuis une dizaine d'années, Intel s'est lancé dans une stratégie de différenciation de ses microprocesseurs. C'est ainsi que le Celeron, introduit en 1998, visait plus particulièrement l'entrée de gamme. Intel a également lancé des développements d'ensemble de composants spécialisés pour répondre à une utilisation particulière. Ce fut le cas du Centrino qui visait à réduire la consommation électrique et à augmenter l'autonomie des portables. Plus récemment, Intel a lancé la technologie Viiv pour les applications multimédias et la technologie vPro destiné à faciliter l'administration des PC en entreprise.
Parmi les zones d'ombre du fournisseur, il faut mentionner les multiples actions judiciaires en cours, avec les autorités japonaises, européennes, avec celles lancées par AMD. Les motifs sont assez proches de ceux reprochés à Microsoft : des pratiques anticoncurrentielles basées sur des abus de position dominante. Ces actions sont à prendre au sérieux car on a vu récemment que Microsoft venait d'être sanctionné par la Commission européenne et qu'il avait renoncer à faire appel et acceptait de payer l'amende.
55. Motorola
Basée à Schaumburg dans l’Illinois, Motorola est spécialisée dans l'électronique et les télécommunications. Fondée en 1928 par Paul Galvin, cette société s'est illustrée en créant de nombreux objets devenus usuels, tels que l'autoradio ou le talkie-walkie. Elle a également été parmi les premiers à construire des récepteurs de télévision en couleur.
Motorola s'est illustrée dans le domaine des semi-conducteurs, en particulier avec des gammes de processeurs 680x0, 88000, PowerPC, DragonBall et ColdFire) et de microcontrôleurs (68HC11). Motorola s'est séparée en 2004 de sa branche semiconducteurs, devenue depuis Freescale.
Motorola est notamment l'un des leaders du marché des téléphones portables et des équipements pour les réseaux de téléphonie mobile et les réseaux sans fil, mais à largement perdu des parts de marché au cours des derniers trimestres. Ainsi Motorola est le 3e fabricant mondial de téléphones portables juste derrière Nokia et Samsung.
56. Mannesmann (racheté par Vodaphone en 2000)
Mannesmann a été créée en 1890 à Düsserdorf et fabriquait alors des tubes. En 1990, après avoir racheté Kienzlen, Mannesman était le troisième fournisseur allemand du secteur IT. Elle était alors organisée en plusieurs divisions : Kienzle Compuer Systems, Kienzle Autocom (Automobile & Communications), PCS Computer Systems, Mannesmann Tally (imprimantes) et Scangraphic.
En 1999, dernière année où elle a fonctionné de manière indépendante, Mannesmann a réalisé un chiffre d'affaires de 23 milliards d'euros et employait 31 000 salariés. En 2000, Mannesmann a été rachetée par Vodaphone.
57. 3M
La Minnesota Mining & Manufacturing Company (3M) a été fondée en 1902 pour l'exploitation d'une mine de corindon à Two Harbors (Minnesota) pour la production de meules. L'échec de leur première expédition les entraîne à s'installer à Duluth, pour produire du papier de verre sans beaucoup plus de succès. 3M est plutôt connue pour avoir inventé des produits comme le Scotch dans les années 20 ou le POst-it dans les années 80.
3M a été présente sur le secteur informatique des périphériques avec des produits comme les cartouches de bandes magnétiques - les fameuses 3480 - , les disquettes 5,25, puis 3,5 pouces. Ne fournit plus que des cartouches de bandes magnétiques, les autres supports ayant été supplantés par les clés USB.
58. Finsiel (racheté par Almaviva)
Finsiel est né Avril 13, 1981 sous le nom Figini - Finanziaria SpA générale de l'informatique. Les actionnaires ont été IRI (83,3%) et la Banque d'Italie (16,7%). En Juillet de la même année devient Finsiel.
A la fin des années 80, Finsiel regroupait plus de 10 sociétés (Italsiel, Sogei Insiel, Tecsiel, Netsiel, Agrisiel, Banksiel Datasiel, Krenesiel, SISP, Computer Trentina, Aspasiel) employant plus de 7 000 salariés travaillant dans le conseil et services informatiques pour Administration publique, banques, sociétés de transport.
Dans les 90 années a été rachetée par Telecom Italie et devient Finsiel - Consulting et applications informatiques SpA. En 2002, le Finsiel est vendu au ministère de l'Economie pour 36 millions d'euros
59. American Express
American Express est entré dans le secteur IT en 1980 avec le rachat de la société First Data Resources, le numéro Un dans le traitement des transactions des cartes bancaires de débit et de crédit. Americain Express a ensuite racheté des entreprises spécialisées dans le traitement de transactions financières de différents secteurs. En 1989, American Express a regroupé toutes ces activités dans la division Information Information Services qui a réalisé 827 M$ en 1990.
60. Cray (racheté par Tera Computer en 2000)
Cray est une société fabricant des superordinateurs. Fondée en 1972 par Seymour Cray – un ancien ingénieur de Control Data - sous le nom Cray Research elle se nomme aujourd'hui Cray Inc. après son rachat par Tera Computer Company.
On présente souvent Cray comme le pionnier du supercalculateur avec le lancement du Cray 1 en 1976. Seymour Cray a quitté sa société pour fonder Cray Computer Corporation (CCC) en 1989 qui a fait faillite en 1995.
Le Cray-1, inventé par Seymour Cray fut lancé en 1976. Il s'agit d'un supercalculateur à architecture vectorielle. Il est construit autour d'un processeur 64 bits cadencé à 83 MHz, doté de 8 Mo de mémoire vive et refroidi au fréon. Il atteint une puissance de calcul de 166 Mflops. Ce supercalculateur pesant près de 5 tonnes coûtait près de 9 millions de dollars à l'époque. Le 1er Cray-1 a été livré à « Los Alamos National Laboratory ».
De son côté, Cray Research a été racheté par SGI en 1995 qui l’a revendu ensuite en 2000 par Tera Computer Company qui a conservé le nom de l’entreprise.
Cray Inc est revenu au tout premier plan de ce Top500 des 500 supercalculateurs avec deux systèmes dans les dix premières places et non des moindres, en première et troisième position. C'est ce qu’a révélé l'édition de novembre 2009 du Top500 qui liste les 500 supercalculateurs les plus rapides de la planète.
61. GEIS (racheté en 2002 par Francisco Partners et Norwest Venture Partners
General Electric a été pendant un temps fabricant d’ordinateur mais il en est sorti en 1970 en revendant cette activité à Honeywell. Beaucoup plus récemment, GEIS (General Electric Information Systems) était une division de GE fournissant des réseaux à valeur ajoutée.
En 2002, GEIS a été racheté par le deux sociétés d’investissement Francisco Partners et Norwest Venture Partners qui l’a rebaptisé GXS. GXS est un fournisseur de solutions d’e-Commerce B2B. GE a gardé une participation minoritaire dans la société.
62. Maxtor (rachetée par Seagate en 2005)
Maxtor a été fondée en 1982 à Milpitas (Californie) en tant que société développant et produisant des disques durs. Elle possédait des centres de recherche et développement se situent à Longmont dans le Colorado, à Shrewsbury dans le Massachusetts et à Milpitas ; deux usines assuraient la production des disques durs à Singapour et Suzhou, en Chine. En 2000, Maxtor a racheté l’activité disques durs de Quantum, cette conservait son activité sauvegarde sur bande.
Le siège européen de Maxtor se situe à Bray, en Irlande. Son chiffre d'affaires pour l'année 2004, dernière année où elle a fonctionné de manière indépendante, était de 3,8 milliards de dollars, contre 4,1 milliards en 2003 (-7 %).
En décembre 2005, Seagate a racheté Maxtor pour 1,9 milliards d'euros en actions. La baisse constante des revenus de Maxtor (chiffre d'affaires et bénéfices) et de ses parts de marché l'ont poussé à accepter l'offre amicale de Seagate.
63. British Telecom (devenu BT)
L'activité services informatique et télécoms est sous la houlette de la division BT Global Services qui propose notamment des services d'outsourcing. Ces dernières années, BT a développé une nouvelle gamme de services informatiques en réseau reposant sur un réseau MPLS résilient de grande envergure et auquel s’ajoute chaque semaine une nouvelle ville. BT emploie quelque 37 000 personnes dans 53 pays et nous offrons nos services dans 173 pays.
En France, BT Global Services propose ses services aux grandes entreprises, notamment les multinationales et multisites, qui ont des besoins complexes en matière de communications et de système d’information.
Grâce à la complémentarité des ses offres et des ses expertises portées par BT France, BT Infrastructures Critiques, BT Net2S, BT Cyber Networks et Predixio, le groupe BT en France accompagne les grandes entreprises des secteurs Finance, Telecom, Industries et Services, etc.
BT propose des produits standards, des services managés ou l’externalisation complète du SI. BT se présente comme un concurrent d'Orange Business Services et de SFR Business Team.
64. Acer
Acer est un constructeur informatique taïwanais spécialisé dans la fabrication et la commercialisation d'ordinateurs, moniteurs et autres périphériques informatiques fondé en 1976 par Stan Shih. Le groupe Acer possède aujourd'hui de très nombreuses participations dans d'autres groupes industriels, notamment : BenQ, Winstron, AOpen, AU Optronics, ULi…
Acer qui n'était alors qu'un constructeur de dimension régionale est devenu depuis le numéro deux ravissant cette place à Dell en 2009. Cette ascension vers les sommets s'est appuyée sur une croissance interne, mais aussi sur le rachat de deux constructeurs significatifs Gateway et Packard.
Ce succès, Acer le doit principalement à ses excellentes ventes sur le segment des PC portables (en hausse de 17% par rapport à l'an dernier), notamment les netbooks, mais aussi à l'agressivité de sa politique tarifaire.
65. Quantum (racheté par Maxtor en 2000)
Créée au début des années 80, Quantum a connu une croissance rapide et signé des contrats OEM avec nombre de constructeurs parmi lesquels Apple, HP Sun ou encore Zenith Data Systems. Mais la firme basée à Miltipas dans la Silicon Valley a connu le même sort que nombre de ses concurrents en finissant dans l'escarcelle de Seagate. Le numéro Un du secteur a récupéré en 2001 la division HHD (Hard Disk Drives) de Quantum alors que celle-ci avait accumulé des pertes importantes.
66. Texas Instruments
Texas Instruments fut un temps un constructeur d'informatique, PC, mini-ordinateurs fonctionnant sous Unix, imprimantes dont le chiffre d'affaires était évalué en 1990 à 700 millions de dollars. Texas Instruments est sorti depuis longtemps de ce secteur. Aujourd'hui, la firme basée à Dallas s'est recentrée sur l'électronique. Elle est particulier présente dans les DSP ou des Chipsets pour appareils embarqués.
Texas Instruments est actuellement numéro 4 du marché des semiconducteurs derrière Intel, Samsung et Toshiba.